Fig. 124.

soleil en dessèchent la surface, ces routes restent impraticables presque toute l'année; l'augmentation des frais de transport diminue considérablement le prix de la coupe, et retombe entièrement sur le propriétaire.

Exemples de routes bien tracées : Forêt de Saint-Germain-en-Laye, forêt du Val, près Saint-Dizier, forêt de Jussy, près Genève; les routes de cette dernière sont couvertes de pierres comme les grandes routes.

On peut, en défrichant la 40e partie de l'étendue superficielle d'une forêt, se procurer des débouchés commodes. On supprime tous les chemins tortueux que des besoins ou des circonstances momentanées avaient fait ouvrir dans la forêt. On essarte de chaque côté de la route un espace égal à la largeur de cette route, et dans lequel on sème des prairies artificieiles ou des céréales ; les récoltes de ces plantes sont très-belles lorsque les arbres et les taillis sont élagués.

Exemple de cette culture : la route qui traverse la forêt d'Arc-sur-Tille (Côte-d'Or).

La distribution la plus convenable des routes qui traversent une forêt en plaine est celle indiquée dans cette figure (fig. 125). La maison du garde est située dans le carrefour où aboutissent ces routes.

Fig. 125.

Dans les coteaux, il est indispensable de tracer les chemins suivant la direction indiquée par les pentes (fig. 126).

Fig. 126.

§ V. — De la disposition des massifs forestiers.

Les grandes plantations se disposent en massifs coupés par des routes. Les plantations de peu d'étendue doivent être le sujet d'un examen particulier. Ce sont désormais les plus nombreuses à raison de la division croissante des propriétés.

Les bois disposés en lisières de 20 à 30 mètres de largeur, les bosquets épars au milieu des terres, les chaussées plantées produisent,