Fig.189.
niaire (P. piniaria, L.) (fig. 190), qui se nour-
Fig. 190.
rit de celles du pin.
Parmi les noctuelles nous rangeons la N. du fréne (noctua fraxini, L.) (fig. 191), qui vit sur Fig. 191.
le frêne et le peuplier; la N. fiancée (N. sponsa, L.) (fig. 192), qui habite le chêne; la Fig. 192.
N. hibou (N. pronuba, L.) (fig. 193), et la N. Fig. 193.
piniperde (N. piniperda, Esp.) (fig. 194), qui, au Fig. 194.
mois de mai, font souvent de grands dégâts dans les forêts de pins sylvestres.
La pyrale verte à bandes (pyralis prasinapèces de ce genre et dont les ailes supérieures sont d'un vert tendre avec 2 lignes obliques blanches, est connue par les ravages qu'elle cause à l'aune et surtout au chêne.
ria, Fab) (fig. 195), la plus grande des es-
Fig. 195.
Plusieurs papillons de la famille des crépusculaires sont aussi très-nuisibles aux arbres de nos forêts, entre autres le sphinx du pin (sphinx pinastri, L.) (fig. 196), dont la chenille
Fig. 196.
éclôt en juillet et vit principalement sur le pin laricio, dans le nord de la France.
Les attaques de la plupart de ces insectes causent la mort des vieux arbres, mettent dans un état de langueur ceux qui ont atteint leur maturité, nuisent aux jeunes plantes et les font périr; il importe donc de se délivrer de ces animaux, et de les détruire le plus activement possible.
Pour prévenir les ravages des insectes on multiplie les animaux qui leur font la chasse et dont la présence ne peut être préjudiciable aux forêts; on exerce une surveillance très-active toute l'année, mais surtout au printemps, après un temps chaud qui favorise leur développement; on évite d'abattre les arbres en sève, surtout les résineux; ou bien on écorce aussitôt ceux qui ont été abattus ou renversés par les vents, ou enfin on les transporte promptement hors de la forêt; on extirpe tout de suite les souches de ces arbres, ou au moins on les écorce; on abat les arbres ou bouquets d'arbres qui sont isolément infestés par les insectes, et on creuse un fossé profond autour de l'arbre ou du canton attaqué; on rompt les gazons et on retourne la terre sous les arbres qui sont devenus la proie des insectes, pour faire périr leurs larves ou les empêcher de se métamorphoser; on introduit les porcs dans les forêts à l'automne et au printemps; on enlève, pour les brûler, les mousses et les feuilles tombées des conifères, quand cela est possible, et lorsqu'on remarque qu'elles contiennent un grand nombre de chrysalides ou de chenilles.
Quand ces mesures ne suffisent pas, il faut mettre en œuvre des moyens plus actifs de destruction. On fait un appel à tous ceux qui ont quelque intérêt direct ou indirect à la