tailler un de toile absolument pareille et exactement de la même dimension, et les réunir l'un à l'autre au moyen d'une couture fort propre et fort solide qui consiste à prendre avec l'aiguille une certaine largeur du drap, sans plier l'étoffe, puis autant dans la pièce et ainsi de suite, en rapprochant bien les points les uns des autres; j'appelle cette espèce de

Fig. 14.

couture un par-ci par-là (fig.14), et je l'emploi souvent lorsque je ne veux pas faire une reprise, ni mettre de pièce en surjet. Lorsque cette couture est faite avec régularité, elle est fort propre et absolument plate. Les pièces cousues en surjet et rabattues font un mauvais effet, comme je viens de le dire.

II. — Taies d'oreiller.

Les taies d'oreiller sont beaucoup plus propres fermées avec des boutons qu'avec des cordons; pour cela, en les taillant on donne à la toile un peu plus de longueur qu'il ne faut pour former le carré, et en cousant on laisse dépasser d'une certaine longueur un côté sur l'autre. On fait, du côté le plus court, un ourlet assez large destiné à recevoir les boutons; de l'autre, on fait un pareil ourlet pour recevoir les boutonnières. Alors, il dépasse assez l'autre pour atteindre les boutons sans détruire le carré parfait que doit représenter une taie d'oreiller. Ces deux ourlets, assez larges, se trouvent donc croisés l'un sur l'autre. Les boutonnières se font en travers de l'ourlet et non parallèlement; sans ce soin, les boutons ne tiendraient pas boutonnés. On emploie de la toile en 90 centimètres pour faire les taies d'oreiller : celle