de Bretagne convient très bien, parce qu'elle est blanche et douce.
III. — Serviettes.
Les serviettes varient beaucoup par leur grandeur et surtout par l'espèce de toile, selon le pays. On doit, autant que possible, conserver une juste proportion dans leur dimension. Les serviettes qui ont moins de 90 centimètres de longueur sont trop petites, ne rendent pas bien les services qu'on en attend et ont un air de mesquinerie désagréable; celles de plus d'un mètre de long sont trop grandes et deviennent embarrassantes. Je pense que 90 centimètres est une dimension convenable.
J'engagerai notre ménagère à ne pas avoir des serviettes très fines; à la campagne, on mange beaucoup de fruits; les serviettes en sont souvent tachées, et lorsqu'elles sont fines, elles s'usent beaucoup dans les lessives assez fortes qu'il faut faire pour enlever ces taches, ainsi que par le frottement qu'elles exigent.
Si on n'avait pas encore fait son emplette de linge et qu'on fût à même de choisir celui qu'on achèterait, je donnerais la préférence au linge ouvré. On en fait d'excellent dans le midi et dans le nord de la France, et ces serviettes, sans être de très belle qualité, ont cependant bonne apparence. Ce genre de linge se vend au mètre et non à la serviette; il est donc tout-à-fait facultatif de donner à cette dernière la longueur qu'on désire. Ce linge est fort joli, et bien qu'il coûte un peu plus cher que l'uni, comme il dure beaucoup plus, il n'est pas, en définitive, plus dispendieux. On peut même l'employer écru, ce qui est assez agréable; il blanchit très bien et très vite, parce qu'il est fait avec du lin de belle qualité.
On fait en Bretagne d'autre linge de lin qui me paraît convenir aussi très bien à la campagne ; les serviettes et les nappes ont de larges liteaux roses ou violets; ce linge est d'un beau blanc, très bon et à bas prix : je le préfère beau-