coup aux toiles de Normandie ou de Flandre qui ne sont guère propres au linge de campagne.
Le linge de coton est fort à la mode aujourd'hui; mais je ne conseillerai pas à ma ménagère d'en user. Lorsqu'il est neuf il est encore assez agréable; mais lorsqu'il vieillit il est mou et plucheux. Pour qu'il se conservât et qu'il fût agréable au service, il faudrait le faire passer au cylindre, ce qui est difficile à la campagne. Cependant, on fait de fort beaux services en coton et à assez bas prix; notre ménagère pourrait en avoir un ou deux pour les jours de cérémonie, parce que le linge damassé de fil est fort cher. Ce service de coton servant rarement, fera pendant longtemps les honneurs de la table; on le repasse un peu humide et à l'endroit.
Les nappes doivent être appareillées aux serviettes; cependant, si l'on en manquait, on pourrait avoir quelques nappes en coton damassé, qui serviraient fort bien avec les serviettes de fil.
Les serviettes doivent être numérotées par douzaines ou dizaines, pour suivre le nouveau système de numération; c'est-à-dire que chacune des serviettes de la même dizaine doit porter le même numéro. C'est le meilleur moyen de contrôle pour s'assurer de leur compte et pour les faire servir à tour de rôle. Pour les serrer, on enveloppe chaque douzaine ou dizaine dans une des serviettes du même numéro, en l'attachant avec trois épingles. On suspend à chaque paquet une petite étiquette semblable à celle des draps et portant le numéro de la douzaine.
Les serviettes et les nappes doivent se raccommoder, autant que possible, au moyen de reprises, et si l'on est forcó d'y mettre des pièces, on emploiera le genre de couture que j'ai indiqué pour les draps.
IV. — Torchons, tabliers de cuisine et essuie-mains.
La toile convenable pour faire des torchons ne se trouve pas dans tous les pays. A Paris, on emploie une espèce de toile qui porte 70 centimètres à peu près de largeur, et on I.