qu'on veut le repasser il faut quelques heures à l'avance le tabler, comme je l'ai dit précédemment, et l'arroser, puis l'empiler, pour que l'humidité pénètre partout également. S'il n'était pas mouillé et tablé avec soin, il serait beaucoup plus difficile à repasser, et l'ouvrière perdrait son temps à chaque pièce pour la détirer et la mouiller pendant que ses fers chaufferaient inutilement.

Les mouchoirs doivent être mis à part pour qu'on les repasse à la suite les uns des autres. En classant bien son linge, on gagne beaucoup de temps, parce que la division bien entendue du travail est toujours un moyen de l'accélérer.

Tout le linge doit être visité et raccommodé lorsqu'il est échangé, et si on n'a pas eu le loisir de le faire, il ne faut pas négliger ce soin avant de le faire repasser, ou au moins de le serrer. Cet entretien continuel est le plus sûr moyen de prolonger longtemps la durée du linge.

VI. — Lessive de torchons.

Il arrive quelquefois que l'on n'a pas assez de torchons pour attendre d'une lessive à l'autre ; dans ce cas, on les fait échanger, et on les met dans la chaudière à la lessive avec de la cendre et de l'eau ; on chauffe doucement jusqu'à l'ébullition qu'on continue pendant une couple d'heures, après quoi on les retire et on les laisse égoutter pendant quelques instants. On les lave, comme le linge de lessive, à grande eau.

Cette petite lessive, un peu grossière, ne conviendrait pas à d'autre linge, ni même toujours aux torchons; mais on peut très bien y avoir recours une fois entre les lessives ordinaires.

VII. — Savonnage,

Il n'est pas nécessaire que le linge de corps soit mis à la lessive toutes les fois qu'il a besoin d'étro lavé; c'est une erreur accréditée chez beaucoup de personnes de croire que le linge qui