fond à la hauteur du rebord de la chaudière destinée au chauffage, et assez près d'elle pour qu'au moyen d'un tuyau, soit de bois, soit de fer, placé dans un trou pratiqué à la base du cuvier, la lessive s'écoule d'elle-même dans la chaudière. On place dans le cuvier, à l'endroit où pénètre le tuyau, un petit morceau de tuile courbe, ou une assiette, pour empêcher le linge de boucher l'entrée du tuyau. On voit que par cet arrangement la lessive coule seule et directement du cuvier dans la chaudière, et qu'elle n'a pas le temps de so refroidir. Il ne s'agit plus que de la prendre dans la chaudière pour la jeter sur le cuvier ; il faut très peu de feu pour l'entretenir bouillante.

Je crois ce procédé bien préférable à tous égards au précédent et très facile à organiser. Pour fixer le tuyau dans le trou pratiqué au cuvier de manière que l'eau ne puisse s'échapper, on entoure l'extrémité du tuyau d'un peu de chanvre ou de toile. Il suffit qu'il pénètre dans le cuvier de 3 ou 4 centimètres. S'il était trop saillant en dedans, il serait difficile de placer la tuile qui doit empêcher le linge de le boucher.

Les tuyaux en bois qu'on emploie à cet usage (fig. 17) ne sont ordinairement fermés que dans la longueur de 15 cen-

timètres environ (fig. 18), après quoi ils forment seulement