CHAPITRE III.

DES CAS OU IL FAUT APPELER UN MÉDECIN.

Voici une énumération, malheureusement bien longue, des cas où il faut nécessairement avoir recours au médecin, sous peine d'assumer une grave responsabilité :

1º Lorsque, après une chute ou un coup, le blessé ne peut mouvoir ou remue difficilement et avec douleur un de ses membres, ou ressent un point fixe, douloureux, à chaque mouvement respiratoire;

2º Lorsqu'un malade est pris tout à coup d'une fièvre violente, accompagnée d'affaissement ou de délire : c'est le préliminaire d'une foule de maladies graves, si la fièvre ne cède pas au bout de vingt-quatre heures;

3º Quand les vomissements se succèdent avec rapidité et ne cessent pas par l'usage des boissons calmantes;

4º Lorsqu'une éruption, accompagnée de fièvre, se manifeste à la peau;

5º Lorsqu'on éprouve des étourdissements accompagnés de maux de cœur assez forts pour faire perdre l'équilibre, ou lorsque ces étourdissements, moins violents, sont réitérés;

6º Dans un crachement de sang;

7º Dans le cas d'hémorrhagie naturelle ou causée par un accident quelconque;

8º Aussitôt qu'on ressent un point de côté accompagné de toux et de fièvre;

9º Lorsqu'un accès de fièvre qui d'abord avait semblé éphémère, se renouvelle malgré la diète et le repos;

10º Après une morsure de chien enragé, ou qu'on suppose en-

ragé;

11º Dans un violent mal de tête auquel on n'est pas habituellement sujet;

12º Dans des palpitations de cœur répétées;

13º Dans un évanouissement prolongé ou renouvelé plusieurs fois;

14º Dans des attaques de nerfs réitérées;

15º Dans des attaques de convulsions;