vent être en bois de chêne, revêtus de plusieurs couches de pein-
ture à l'huile, et garnis de carreaux de vitres en verre blanc
posés en recouvrement l'un sur l'autre à leur partie inférieure,
ce qu'on nomme vulgairement en écailles de poisson, parce qu'on
leur donne vers le bas une forme arrondie. On dépasse ou on
soulève à volonté chacun des panneaux du vitrage; il est bon
d'y joindre une crémaillère en bois dont les crans permettent de
maintenir le châssis à divers degrés d'ouverture. Toutes les parties
de la bâche peuvent, sans grande dépense, être construites en
fer, ce qui les rend très durables.
Pendant les grands froids, on maintient dans l'intérieur de la bâche une température douce en entassant tout autour du fumier en fermentation, que l'on a soin de renouveler pour empêcher le refroidissement. On ajoute à ces précautions en couvrant de paillassons ou de litière sèche les vitrages pendant les gelées. Il est facile d'y joindre un petit thermosiphon ou appareil de chauffage à l'eau bouillante; ces appareils sont fabriqués actuellement à des prix très modérés; leur emploi double les avantages que l'on peut retirer d'une bâche, dont ils forment réellement l'accompagnement indispensable, quand les dimensions de la bâche rendent possible une culture forcée assez étendue pour couvrir les frais d'achat et d'entretien d'un thermosiphon.
CHAPITRE V.
JARDIN FRUITIER.
PRINCIPES GÉNÉRAUX DE LA CULTURE DES ARBRES FRUITIERS.
Marcotte ou couchage.
Marcotter une plante, c'est envelopper de terre l'extrémité inférieure de ses rameaux sans les séparer de la plante-mère, et y provoquer ainsi la production de racines.
Il y a six ou sept procédés pour faire des marcottes; je n'in-