soit avec du fil de fer, soit avec des pointes rivées sur une petite

enclume; ils forment des mailles ou petits carrés un peu plus

longs que larges; le treillage ne doit jamais descendre jusqu'à

terre; il doit toujours laisser vers le bas un espace libre de 30

à 35 centimètres. On fixe le treillage à la muraille au moyen de

crochets de fer; il ne faut pas craindre de multiplier ces attaches,

si l'on veut que le treillage soit solide. Plusieurs couches de

peinture assurent la conservation du bois; les expériences sé-

rieuses ont démontré l'influence pernicieuse des émanations de

la peinture fraîche sur la végétation du pêcher. On aura donc

soin de peindre le treillage d'avance, et de n'y palisser les arbres

que lorsqu'il sera parfaitement sec. Un treillage bien établi peut

durer douze ans.

Le treillage en chêne ou en châtaignier est très coûteux et peut être remplacé avec avantage par des baguettes de coudrier ou de saule sans peinture, fixées au mur par des crochets, de manière à dessiner des demi-cercles concentriques, dont on augmente le nombre à mesure que l'arbre grandit. Nous décrirons plus loin les divers genres de palissage et spécialement le palissage à la loque pour les espaliers dépourvus de treillage.

CHAPITRE II.

AMÉLIORATION DU SOL.

Drainage.

Le jardin peut être tracé sur une terre compacte, difficile à labourer dans les temps humides, sujette à devenir dure, brûlante et à se crevasser pendant les sécheresses de l'été; cette nature de terre est si peu propre à la culture potagère, que souvent elle y est impossible. Dans ce cas, il n'y a pas à hésiter, il faut avoir recours au drainage, seul moyen capable d'assainir le sol dans les temps humides et de lui conserver de la fraîcheur dans les temps secs. Cette double qualité du drainage peut paraître une anomalie à qui n'a pas étudié la question; mais c'est un fait constaté par un si grand nombre d'expériences, qu'il n'a