preinte produite par la corde est noirâtre, on peut, avant l'arrivée du médecin, appliquer derrière l'oreille huit sangsues; 4º ainsi qu'aux noyés, on pratique des compressions intermittentes sur la poitrine du pendu, afin de rétablir la respiration, et on frictionne fortement avec des brosses surtout la plante des pieds et le creux des mains; 5º des affusions d'eau froide à la face suffisent souvent pour rappeler l'asphyxié à la vie, quand l'asphyxie ne dure que depuis quelques minutes; 6º dès que l'asphyxié peut avaler, on lui fait boire, par petites gorgées, de l'eau tiède à laquelle on ajoute un peu de vin ou d'eau-de-vie, et on lui administre des lavements; 7º si, après avoir été rappelé à la vie, l'asphyxié éprouve de violents étourdissements ou de la stupeur, il faut recourir aux affusions d'eau froide sur la tête.
On donne ensuite à l'asphyxié les mêmes soins que pour les autres asphyxies.
Asphyxie par ivresse.
On fait respirer à l'asphyxié, par intervalles et avec précaution, de l'ammoniaque; on verse quatre ou cinq gouttes d'ammoniaque dans un demi-verre d'eau sucrée, et, après avoir bien agité-le mélange, on le fait boire à l'asphyxié; on renouvelle la dose au bout d'un quart d'heure, si cela est nécessaire.
CHAPITRE IX.
CONSTATATION DE LA MORT.
Dans certaines affections, les malades peuvent présenter pendant plus ou moins de temps les symptômes de la mort. Il importe donc de savoir que l'aspect cadavéreux de la face, la lividité de la peau, l'affaiblissement ou l'obscurcissement des yeux, l'impossibilité de percevoir la respiration ou la circulation chez le malade, le refroidissement même du corps, sont des signes incertains de la mort.
Les trois signes les plus certains de la mort sont :
1º La raideur cadavérique, qui persiste plus longtemps sous l'influence d'un air frais et sec que sous l'influence d'un air