pose la laine dans des mannes. Lorsqu'elle est un peu égouttée, on l'étend sur des claies ou sur des toiles qu'on place sur du gazon bien propre et on la retourne à la main par petites portions, en ayant grand soin de ne pas la mêler.
Je dois ajouter ici que la laine conservée en suint n'est jamais attaquée par les teignes ou les vers.
Il y a quelques années à peine, la laine était encore le produit le plus rémunérateur de l'élevage des moutons; aussi impor-tait-il de propager les bonnes races à laine, comme les mérinos, les mauchamps; la production de la viande ne venait qu'en seconde ligne. Aujourd'hui la question a changé de face : à la suite des exportations nombreuses de mérinos faites par les An-glais, l'Australie, peuplée d'une bonne race, produit la laine en quantités énormes et à bas prix, et il est difficile à l'industrie française de soutenir cette concurrence. D'autre part, la consom-mation de la viande allant toujours en augmentant, il y a plus d'intérêt à élever le mouton pour la viande, que pour la laine qu'il produit : aussi convient-il de s'occuper plus spécialement aujourd'hui de l'amélioration des bonnes races à viande, comme les races du Berri, par exemple, et les Southdown.
CHAPITRE X.
PORCHERIE ET PORCS.
PORCHERIE.
Conditions d'une bonne porcherie.
Il faut que le logement des porcs soit sain et propre. Ordinai-
rement c'est un bouge obscur, humide, boueux, étroit, horrible-
ment sale, où ils ne peuvent se coucher sans être plongés dans
une humidité perpétuelle, et où ils ne respirent qu'un air saturé
de miasmes infects. Presque tous les cultivateurs croient que
cela n'a aucune importance et que le porc n'a besoin que de nour-