tôt les porcs à l'engrais, qui ne quittent plus leur toit, que ceux qui se promènent et échappent ainsi, pendant une partie de chaque journée, à la cause du mal. Lorsqu'un porc en est atteint, il faut le tuer tout de suite, car sa chair n'est pas malsaine, et pendant le traitement, ordinairement inutile, il dépérirait beaucoup.

Poux. — Le porc est souvent envahi par des légions de poux; dans ce cas, il faut aussitôt lui insuffler deux fois par jour de la poudre de pyréthre; les poux sont bientôt détruits. Si les œufs ou lentes éclosent après que les poux auront été détruits, on insuffle de nouveau de la poudre. Il ne faut pas attendre que les poux aient pénétré sous la peau.

Outre ces maladies particulières, les porcs sont sujets aux autres maladies qui atteignent tous les animaux. Le plus sage est d'appeler le vétérinaire; souvent, pour économiser le prix d'une visite, on perd un animal précieux. D'ailleurs les porcs sont des animaux très difficiles à soigner, et dont la mort résulte souvent de ce qu'on n'a pas pu leur administrer un remède efficace.

CHAPITRE XI.

LA CHÈVRE.

Avantages et inconvénients de l'élevage de la chèvre.

La chèvre est la vache du pauvre; elle s'attache beaucoup à la personne qui l'a élevée et qui la soigne; elle la suit comme un véritable chien, mais elle est proscrite par tous les cultivateurs, parce qu'elle est indocile et qu'elle dévore les bourgeons de tous les arbres et les sommités de toutes les plantes qu'elle peut atteindre. Cependant, robuste et sobre, elle est d'un bon produit, tant par la qualité et l'abondance de son lait que par le prix de ses chevreaux, et aussi de sa chair, de son duvet et de sa peau. Quoique la chèvre soit naturellement vagabonde, elle s'accom-mode du séjour à l'étable, pourvu que son habitation soit propre et que sa nourriture y soit bonne. Dans le Mont-Dore lyonnais, où les chèvres sont élevées en plus grand nombre que partout