toute la surface du terrain qu'on suppose être occupée par les racines des arbres, et surtout vers le point où existent les extrémités radiculaires, et non pas au pied même de la plante; — enlever, avant l'arrosage, 4 centimètres environ de la couche superficielle du sol, et la replacer aussitôt après l'application de l'engrais; ou bien couvrir le sol arrosé d'une couche de litière d'environ 5 centimètres d'épaisseur.

« On évite ainsi de voir la surface du sol durcir sous l'influence de ces arrosements et perdre par l'évaporation une grande partie de ses éléments de fertilité. On peut répéter ces arrosements trois ou quatre fois pendant l'été. »

CHAPITRE III.

TRAVAUX ET OUTILS DE JARDINAGE.

Assolement.

Un jardin bien cultivé doit produire, pour ainsi dire, sans interruption : la terre du jardin ne doit pas plus se reposer que le jardinier; mais pour que la qualité des produits puisse se soutenir, il faut varier les récoltes; le jardin doit être le plus parfait spécimen de fertilité résultant d'un assolement bien combiné.

On donne le nom d'assolement au partage des terres cultivées en grandes portions appelées soles, sur lesquelles on fait succéder les récoltes suivant un certain ordre. On appelle rotation l'ordre suivant lequel on fait succéder les cultures sur une des soles de l'assolement. L'assolement alterne consiste à faire succéder dans la culture une plante améliorante à une plante épui-sante. Les céréales, les légumes farineux qui mûrissent leurs graines et les pommes de terre épuisent beaucoup le sol; les gazons et les récoltes sarclées, consommés en feuilles et en ra-cines, le reposent : les premiers par le détritus abondant qu'ils laissent dans la terre, les seconds par les fumiers et les binages