tracer des lignes pour divers semis. Il est encore un petit instru-
ment fort commode pour la maîtresse de maison qui voudra
s'occuper du jardinage; il a la forme d'une houe plate, mais il
est beaucoup plus petit; il est fait d'un morceau de vieille faux,
auquel on a adapté un petit manche court; on ne s'en sert que
d'une main, mais, comme la lame est très tranchante, elle pénètre,
quoique courte, facilement et assez profondément dans le sol.
Sarclage et sarcloirs.
Quand l'espace manque entre les lignes pour faire usage de la binette, on se contente de sarcler. Le sarclage est une opération qui consiste dans l'arrachage des mauvaises herbes à la main.
Grav. 13. Sarcloir vu de profil.
Grav. 14. — Sarcloir vu de face.
Le sarclage est facilité par l'emploi d'un instrument à manche court (grav. 13 et 14), dont le fer, à peu près de la forme d'un fer de lance, sert à déraciner les mauvaises herbes que la main ne peut arracher. On l'emploie aussi pour lever le plant destiné à être repiqué.
Le sarclage, ordinairement confié à des femmes, doit être bien surveillé, car si, au lieu d'enlever la racine de la mauvaise herbe, on la casse près du collet de la plante, elle reparaît tout aussi vigoureuse peu de jours après; on n'a fait que la solliciter à taller du pied.
Il y a un grand avantage à sarcler lorsque les mauvaises her-
bes n'ont guère plus que leurs cotylédons, et qu'on peut les en-
lever avec deux doigts sans le moindre effort. Outre que le tra-
vail est plus prompt, comme ces plantes n'ont encore que de très
petites racines, on évite l'ébranlement que cause, aux plantes que
l'on veut conserver, l'extraction de fortes racines; et bien que le
sarclage n'ait pas encore l'apparence d'un travail nécessaire, il
a le même résultat que lorsque les plantes parasites sont très dé-
veloppées, et n'a pas l'inconvénient que je viens de signaler. Je
dirai encore que les mauvaises herbes n'ont pas eu le temps