l'aiguillon, s'il est resté dans la plaie, qu'on lave ensuite avec de
l'eau très salée, ou, à défaut, avec de l'eau froide. Quelques
gouttes d'huile, de laudanum, de suc de pavot blanc, ou de l'am-
moniaque, appliquées sur la piquûre, font disparaître la douleur.
Si le gonflement persiste, on enveloppe la partie piquée avec des
cataplasmes émollients arrosés d'extrait de Saturne. S'il y a eu
un grand nombre de piquûres, il est prudent d'appeler un médecin.
Piquères de guépes. — A l'instant même où l'on ressent une
piquère de guêpe, il faut frotter fortement et vivement la partie
piquée, d'abord avec la main, puis avec une herbe aromatique,
ou, à défaut, avec quelques brins de gazon ou toute autre herbe
ou feuille d'arbre fine et douce. Lorsqu'elle est faite au moment
même de la piquère, cette friction si facile empêche la tuméfac-
tion de se développer et enlève presque toujours la douleur. Si
l'aiguillon est resté dans la plaie, on l'extrait à l'aide d'une
petite pince ou d'une aiguille, on verse ensuite sur la plaie
2 ou 3 gouttes d'huile d'olive, et toute trace du mal disparaît.
Si la douleur persiste, on frotte la partie piquée avec du lauda-
num ou une goutte d'ammoniaque.
Piquères de cousins. — Pour se préserver de la piquère des cousins, il faut placer sur sa table de nuit un bol contenant une petite quantité d'acide phénique. On peut aussi se laver le visage et les mains avec une éponge ou un petit tampon de linge imbibé d'acide phénique, étendu de moitié eau. Ce dernier moyen est presque infaillible pour éviter la morsure de ces insectes insupportables.
CHAPITRE VII.
EMPOISONNEMENT.
En cas d'empoisonnement, après avoir sur-le-champ envoyé chercher un médecin (en le prévenant qu'il s'agit d'un empoison-nement, afin qu'il puisse se munir de tout ce qu'il jugera nécessaire en pareil cas), si l'on ignore la nature du poison, on gorge le malade d'eau tiède, afin d'obtenir des vomissements. Pour les provoquer, on peut introduire dans la bouche les doigts ou les barbes d'une plume. Si tout cela est inefficace, quatre à six blancs d'œufs crus, délayés dans un demi-litre d'eau et avalés en deux