bien tenu cette maladie est inconnue, et, en général, des lapins
bien logés, tenus proprement à une exposition chaude (ceci est
essentiel), ne sont que fort rarement malades.
Produits.
Les produits des lapins consistent dans leur chair, leur peau et leur fumier.
Un beau lapin gras de sept ou huit mois peut être vendu 2 fr. à 2 fr. 50 c., et, à ce prix, il y a avantage à en élever. Il serait peut-être difficile de vendre beaucoup de lapins, à moins qu'on ne soit à proximité d'une grande ville. Quant à l'avantage d'élever des lapins pour la consommation d'une famille nombreuse, il n'est pas douteux. La nourriture est peu coûteuse et grandement payée par leur chair.
La peau des lapins a perdu une grande partie de sa valeur par l'emploi de la soie à la fabrication des chapeaux. Avant cette invention, le poil du lapin servait à la confection des chapeaux communs. Cette fabrication est aujourd'hui très restreinte et les peaux sont vendues à vil prix.
Le fumier de lapin est de très bonne qualité et paye largement la paille qu'on emploie pour litière. C'est une raison de plus pour ne pas ménager la litière à des animaux auxquels elle est si nécessaire; on les laisse presque toujours en manquer, ce qui nuit considérablement à leur développement, à leur santé et au bon goût de leur chair.
CHAPITRE VII.
VACHERIE, VACHES ET VEAUX.
L'entretien des bœufs de travail, leur engraissement, l'éducation des chevaux, ne sont qu'accidentellement du domaine de la femme. Il n'en est pas de même de la vacherie. Je laisse en de-hors des attributions ordinaires de la ménagère tout ce qui concerne le choix de la race, le genre de spéculation commandé par les circonstances et les lieux, par l'état de fertilité actuelle des terres, et je prends des mains du chef de l'exploitation la va-cherie telle qu'il l'a composée. Cependant je dois consigner ici
II.
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