toujours. Cependant une petite ration d'avoine donnée tous les jours leur fait le plus grand bien et assure en quelque sorte le succès de la portée. Un demi-décilitre par lapin et par jour est suffisant : ce n'est pas une grande dépense; il faut surtout en donner aux mères qui allaitent; les petits dès l'âge de 15 à 16 jours la mangent très bien et elle les fait prospérer d'une manière remarquable.
L'hiver, on les nourrit avec des regains de prés naturels ou artificiels : ils aiment beaucoup le sainfoin , le chou et les racines de toute espèce, comme carottes, betteraves, navets, pommes de terre cuites, topinambours, etc. Il convient aussi de varier leur nourriture; c'est très important pour la qualité de leur chair. On peut accélérer et augmenter leur engraissement en doublant la ration d'avoine.
Les lapins doivent toujours avoir à boire de l'eau claire, surtout en hiver, où ils sont privés d'aliments herbacés et aqueux. On leur donne à boire dans une petite augette tenue bien propre.
Maladies.
Indigestion. — Il faut éviter de donner aux lapins une grande quantité d'herbes très succulentes, comme des choux, du céleri, des liserons, des laiterons, de la chicorée sauvage, des salsifis, etc., un grand nombre de lapins meurent d'indigestion.
Gros ventre. — Les lapins sont souvent attaqués d'une maladie qui est occasionnée par un amas d'eau dans la vessie et qu'on appelle gros ventre; c'est pour cela qu'on a pensé qu'il ne faut pas leur donner à boire, ce qui est une erreur grossière. Lorsqu'on voit les lapins atteints de cette maladie, il faut les isoler dans une cabane et ne leur donner que des aliments secs, des herbes aromatiques, comme céleri, persil, fenouil, pimprenelle, etc., et saler leur boisson.
Gale. — Parfois aussi ils sont atteints d'une maladie de peau et leur corps est couvert d'une gale contagieuse. Il faut sacrifier immédiatement les lapins qu'on voit attaqués de ce mal, car il est incurable et très contagieux.
Mal d'yeux. — Les lapereaux sont sujets à un mal d'yeux qui les attaque pendant l'allaitement et les fait périr en peu de temps; il est dû aux émanations du fumier en fermentation. Aus-sitôt qu'on s'en aperçoit, il faut changer les lapereaux de cabane et les mettre sur une litière fraîche et sèche; mais dans un clapier