aucune façon voleront sur son dos et sur ses épaules. En un mot,
cinquante nouveau-nés placés sous l'hydro-mère Roullier-Ar-
noult sont cinquante poulets dont la vie est presque assurée.
Les avantages de l'incubation artificielle sont nombreux; je me
bornerai à citer les principaux :
1º Reporter au compte de la production des œufs le temps précieux que perdent les poules pour couver et conduire leurs petits;
2º Éviter à ces mêmes couveuses les maladies et le dépérisse-
ment occasionné par l'action même de couver;
3º Éviter aussi aux petits qui éclosent les myriades de poux que leur communique la mère, ce qui souvent fait périr mère et poussins;
4º Obtenir une plus grande quantité de poussins avec les œufs mis en incubation; car avec l'incubateur il n'y a pas d'œufs bri-sés; on peut donc compter sur un résultat de 70 à 80 pour 100, ce qui n'existe pas avec les poules qui ne donnent en moyenne que 50 pour 100 d'éclosions;
5º Pouvoir, en toutes saisons, faire éclore et élever tous les oiseaux de basse-cour dont on possède les œufs, et par conséquent, ce qui est précieux pour notre pays, où la consommation de la volaille augmente constamment, ce qui en fait élever les prix tous les jours, pouvoir, dès aujourd'hui, fabriquer le nombre de poulets nécessaires.
Les prix des divers appareils varient : pour les incubateurs, de 50 à 150 francs, selon la grandeur; et de 40 à 90 francs pour les éleveuses.
Devoirs de la fille de basse-cour.
La même personne doit être chargée de donner à manger à la volaille, de dénicher les œufs, de nettoyer le poulailler, de mettre à couvert et de soigner couveuses et poussins. Elle doit distribuer la nourriture à des heures parfaitement régulières. Les volailles se familiarisent bien vite avec elle, et accourent dès qu'elles la voient, ce qui lui permet de s'assurer que leur nombre est complet et qu'aucune d'elles n'est malade. S'il en manque, il faut les chercher. Les volailles seront donc souvent comptées. Pour cela, on se place, le matin, à la porte du poulailler, qu'on ouvre assez peu pour que chaque bête passe difficile-ment. On les compte à mesure qu'elles sortent. Le soir, il faut