faut l'élever en grand que dans des conditions particulières qui favorisent son élevage et sa vente.

Les oies de basse-cour ont beaucoup de tendance à suivre les

oies sauvages; il est prudent de les surveiller à l'époque de leur

passage.

Maladies et plantes nuisibles.

Les oies, comme les poules, sont sujettes à la pépie, à la diarrhée, à la vermine, à la constipation. Elles sont beaucoup plus sujettes à l'apoplexie. Cette maladie se manifeste par un tournoiement continuel sur elles-mêmes; elles périraient bientôt si on ne les saignait en leur ouvrant, avec une forte aiguille ou un canif, une veine assez apparente placée sous la membrane qui sépare les ongles.

La ciguë, dont les oies sont très avides, et la jusquiame sont pour elles des poisons violents; à peine en ont-elles avalé qu'elles tombent, les ailes étendues, et périssent dans des convulsions si on ne leur administre sur-le-champ du lait frais avec de la rhu-barbe.

Les orties attaquées de la miellée ou du puceron sont un poison pour les oies. On fait cesser les accidents causés par ces plantes en donnant aux oies de l'eau tiède dans laquelle on a fait dissoudre 20 à 25 centigrammes de chaux.

LE CANARD.

Le canard est de tous les oiseaux de basse-cour le plus facile à élever, surtout si la basse-cour est placée à proximité d'un étang, d'une mare, d'un ruisseau ou d'une rivière; mais, dans ce dernier cas, il est à craindre que la bande ne suive le cours de l'eau et ne s'égare. Dès que les petits canards ont acquis assez de force pour aller à l'eau, ils se développent rapidement. Lorsqu'il fait chaud, ils peuvent y aller dès le deuxième ou troisième jour de leur naissance.

Races.

Canard commun. — Il y a plusieurs races de canards, mais la plus répandue est une espèce qui se rapproche tellement du canard sauvage, qu'on pourrait presque les confondre; le canard com-