leur donne sans avoir commencé la décomposition, il arrive quel-

quefois que l'avoine perce le jabot des pigeonneaux, ce qui les

fait périr.

Ils sont très avides de pepins de raisins, et il est facile de leur en préparer dans les pays vignobles. Il suffit de faire sécher le marc après qu'il a été pressé, en l'exposant au soleil, ou en le plaçant dans un four, immédiatement après qu'on en a retiré le pain. On bat le marc avec des fléaux et on le crible, puis on le vanne. Les pépins sont assez séparés pour qu'on puisse ensuite les donner aux pigeons.

Les vescès et les lentilles sont la nourriture qui paraît leur

convenir le mieux.

Les pigeons mangent très bien les pommes de terre bouillies et écrasées; il ne faut pas en faire leur nourriture exclusive, mais il faut leur en donner.

Quelques personnes donnent aux pigeons des espèces de tour-

teaux composés de vesce, de cumin, de sel, et surtout de terre :

cet aliment est mauvais; il cause de graves accidents dans le tube

digestif des jeunes pigeons.

Les pigeons ont un goût prononcé pour le sel et pour tout ce qui est salé : il faut donc chercher les moyens de leur en procurer. Il serait imprudent de leur en donner à discrétion : ils en feraient une consommation considérable, et deviendraient malades.

Un excellent moyen est de pendre, à l'intérieur, des merlu-

ches ou morues sèches, qui sont d'un prix peu élevé. On les

place dans un endroit où les pigeons puissent les atteindre; on

les renouvelle lorsqu'elles sont entièrement mangées. Les pigeons

n'en laissent absolument que les arêtes.

Maladies. — Vouloir guérir les pigeons malades, c'est vouloir réaliser une chose à peu près impossible. Il est donc tout à fait inutile d'énumérer ici leurs maladies et les nombreux remèdes empiriques en usage dans les campagnes.

Produits de la volière.

Les pigeonneaux sont bons à être mangés à trois semaines ou un mois, lorsqu'ils sont couverts de plumes et qu'ils commencent à venir sur le bord du nid, mais sans pouvoir encore voler; mais si l'on veut les engraisser, comme je l'ai indiqué, il faut les déni-cher un peu plus tôt.

Pour nourrir les pigeons de volière avec avantage, il faut qu'on