lorsqu'on veut améliorer ou changer la race du pays que l'on ha-

bite. Je crois qu'en les suivant la ménagère éviter bien des décep-

tions.

Choix des reproducteurs.

Soit qu'on veuille former une basse-cour avec un coq et des poules de même race, soit qu'on veuille faire un croisement, il faut choisir les sujets les plus lourds, les plus larges, les mieux portants, à peau blanche, à pattes courtes, les poules qui pondent les œufs les plus gros, et préférer les coqs les plus forts et les plus ardents; il faut surtout que ces sujets possèdent au plus haut degré les qualités qu'on recherche dans leur race; à ces conditions, et pourvu qu'on leur donne de bons soins et une nourriture abondante, le succès est certain, le croisement réussit, ou, si l'on agit sur un coq et des poules de même race, non seulement on maintient la race, mais on l'améliore.

Choix du coq.

Les coqs doivent être choisis avec le plus grand soin : c'est d'eux surtout que dépend le succès des couvées. Avec un bon coq on n'aura pas ou presque pas d'œufs clairs; avec un mauvais, presque tous les œufs seront clairs. Comptez un coq par douze à quinze poules, selon la race, c'est assez. Le préjugé général va bien au delà : on n'hésite point à donner vingt à vingt-cinq poules à un jeune coq; mais, faute d'observations suivies avec persévérance, on n'a pas vu que tout coq, même jeune et vigoureux, néglige toujours dans ce cas plusieurs de ses poules.

Lorsqu'un coq n'a qu'un petit nombre de poules, il les féconde toutes, et le chiffre des éclosions est plus considérable; de plus, on entretient ainsi peu de couveuses; tout en obtenant de belles couvées complètes, on fait plus d'élèves, et on ne gaspille ni le temps, ni la place, ni la nourriture, ni les œufs.

La vigueur de la poule, aussi bien que celle du coq, ne dure que trois ou quatre ans au plus. Après ce temps, la ponte diminue sensiblement, et on trouve un plus grand nombre d'œufs clairs. Il y a donc avantage réel à renouveler la basse-cour de trois en trois ans; mais pour ne pas la renouveler toute à la fois, on élague chaque année les plus vieilles poules et les plus vieux coqs, de manière à les remplacer successivement par tiers.

La sélection la plus éclairée doit présider à la reproduction.