qu'elles ont à la fois : la huppe abondante ; la crête volumineuse ; les pattes ou noires ou bleuâtres, ou d'un blanc rosé; les os légers; la peau blanche et fine.
Les poules sont bonnes pondeuses quand elles ont à la fois : l'oreillon (disque auriculaire situé en arrière du conduit auditif) d'un blanc mat, quand la crête et les barbillons sont rouges ; quand elles ont le cul d'artichaut bien développé, c'est-à-dire lorsque les plumes qui entourent l'anus sont touffues, longues et pendantes.
Les poules sont bonnes couveuses lorsqu'elles ont à la fois : le corps trapu et bas sur pattes ; le cul d'artichaut bien développé ; les cuisses garnies de plumes légères et abondantes.
Conservation des types purs.
Il ne suffit pas de choisir des types purs, il faut les conserver avec soin, afin de pouvoir les utiliser de nouveau l'année suivante; à cet effet on dispose de petits enclos appelés parcs, de petits poulaillers dans lesquels on enferme, à la fin de l'hiver, avant la saison des amours, les types des races qu'on veut croiser ou propager, par exemple un coq et dix poules.
Causes de dégénérescence.
Si on abandonne la meilleure race à elle-même, si on ne la nourrit pas abondamment, si on ne lui donne pas les soins dont elle a besoin, si on laisse pénétrer dans la basse-cour des coqs défectueux ou des coqs de race étrangère, et qu'on ne supprime pas rigoureusement tous les sujets inférieurs, il est certain que la race dégénérera.
ÉLEVAGE.
Nourriture.
Nourriture dans un enclos. — Quand on a une basse-cour close, à moins qu'on n'ait une race de choix dont on vend les élèves à des prix élevés, il faut renoncer à tout profit sur l'éducation des volailles, parce qu'on est obligé de les nourrir toute l'année, et que leur nourriture coûte au moins autant que leur produit. Dans ce cas, il faut considérer l'élevage de la volaille comme un amusement et non comme un revenu. Cependant, comme il est très agréable d'avoir sous la main des œufs frais et de bonnes