à leurs dégâts, et ravagent les vergers, les treilles, les semis, en

un mot toutes les cultures. Mais, comme en général on ne peut

pas calculer ou mesurer ce qu'elles mangent et surtout ce qu'elles

gâtent, une foule de bonnes ménagères de campagne qui ont de

ces poules se réjouissent en disant : « Mes poules pondent beau-

coup et ne me coûtent presque rien à nourrir. » L'élevage de ces

Grav. 66.— Poule de Crèveceur.

poules sera certainement rejeté par quiconque aime à se rendre

compte des choses.

Les poules communes donc, quoique rustiques, bonnes pon-deuses et bonnes couveuses, ne sont pas celles que je choisirais pour former une nouvelle basse-cour, à moins que l'habitation ne soit entourée de terre en friche où les poules puissent aller chercher une partie de leur nourriture sans qu'on ait à souffrir de leurs dégâts. Mais nous possédons aussi des races très précieuses, ainsi que je vais le dire.

Race de Crèveceur.

La race normande ou picarde, appelée race de Crèveceur, du