de cygne qui en expédie de grandes quantités à Paris, dans le midi de la France et dans le nord de l'Europe. Les oies écorchées se vendent ensuite ordinairement par morceaux à un prix inférieur à celui des oies qui ne l'ont pas été. Aussitôt que la peau de l'oie est enlevée, on la porte à la fabrique.

Plumeaux. — Dans certains pays, après avoir tué les oies pour la vente, on coupe le fouet de l'aile avec lequel on fait des plumeaux qui servent à épousseter.

Quantité annuelle de plume; son prix. — Chaque fois qu'on plume une belle oie, on peut lui enlever 100 grammes de plumes : soit, pour les trois dépouilles de l'année, 300 grammes; en outre, elle fournit environ 25 grammes de duvet, c'est-à-dire 75 grammes par an. Un oison ne donne que 75 grammes de plumes et 15 grammes de duvet à chaque dépouille, soit, pour ses deux dépouilles de l'année, 150 grammes de plumes et 30 grammes de duvet; une oie ne fournit, par an, que 8 à 10 plumes à écrire; le prix de la plume bien sèche est de 5 à 6 fr. le kilogramme; le prix du duvet est de 10 à 12 francs.

Engraissement.

Les oies sont de toutes les volailles celles qu'on engraisse le mieux et le plus facilement; il ne faut pas les engraisser plus tard qu'en décembre, parce que dès qu'arrive la saison des amours, elles n'engraissent plus. On peut commencer en août; mais avant de mettre à l'engrais il convient de les y préparer par une bonne nourriture, afin qu'elles soient bien en chair. Pour cela on leur donne, à la rentrée des champs, quelques grains de peu de valeur, comme du blé noir, de l'avoine, du maïs, et on les fait barboter dans de l'eau à laquelle on ajoute un peu de farine commune ou de recoupes. Les betteraves crues les préparent très bien à la graisse, c'est un aliment peu coûteux. On prépare aussi les oies à l'engraissement en les conduisant dans les chaumes, où elles trouvent une certaine quantité de grains. Lorsqu'elles sont en bon état, il faut les séquestrer, c'est-à-dire les placer dans un lieu obscur, silencieux et sain, et surtout les priver de toute distraction.

Si l'on doit vendre les oies mortes, il faut les plumer sous le ventre avant de les mettre à l'engrais, parce qu'elles salissent leurs plumes en se couchant le ventre contre terre; mais, si l'on doit les vendre vivantes, il ne faut pas les plumer : elles seraient dé-