doyants et légèrement frisés; ils sont d'un blanc gris-perle ou d'un roux clair, et toujours fort abondants. On peut peigner deux fois par an les lapins de cette race; leur dépouille a une valeur dans le commerce. Ces lapins ont la chair plus délicate que les lapins argentés, mais ils sont beaucoup plus petits.

Lapin russe. — Il y a aussi une espèce de lapin connue sous le nom de lapin russe. Cette variété est d'un-aspect fort agréable. Son pelage est d'un blanc éclatant, à l'exception des oreilles et de la queue qui sont d'un très beau noir; sa fourrure est fort estimée et assez reherchée dans le commerce. Sa chair a un goût délicat qui se rapproche de celui du poulet. Cette espèce est de la gros-seur du lapin commun; elle est d'une grande fécondité et n'exige pas de soins particuliers.

Multiplication.

On doit mettre le plus grand soin dans le choix des mâles et des femelles destinés à la reproduction; il faut vendre ou tuer tous les lapins qui ont des formes défectueuses, et conserver ceux dont les formes paraissent le mieux en harmonie, plutôt encore que les plus gros. Il faut qu'ils soient vifs, gais, et que, lorsqu'on veut les prendre, ils se débattent vigoureusement. Le mâle doit avoir le regard effronté; cependant il y a des mâles si méchants qu'ils battent et tuent parfois les femelles qu'on leur donne, de même qu'il y des femelles qui détruisent leurs petits. On ne doit jamais conserver des animaux qui ont ce caractère féroce. La douceur et la familiarité sont des qualités indispensables aux animaux domestiques. Un mâle, s'il est bien nourri, peut suffire à un très grand nombre de femelles.

Le mâle doit être tenu dans une case particulière; sa nourri-

ture sera abondante et substantielle : de la beauté et de la vi-

gueur du mâle dépend en partie la beauté de sa progéniture.

Une lapine porte de trente à trente et un jours et peut être saillie à l'âge de six mois. On lui donne le mâle le soir et on le retire le matin; ordinairement une nuit suffit pour la fécondation. Cependant il arrive parfois que la femelle n'est pas pleine parce qu'elle n'était pas disposée à recevoir le mâle. Si, au bout de trois semaines, on ne lui voit pas prendre de l'embonpoint et qu'en l'examinant on ne trouve pas ses petites mamelles un peu développées, c'est qu'elle n'a pas été fécondée. Il y a des femelles qui ont plus ou moins d'aptitude à la reproduction. On doit sacrifier celles qui ne retiennent pas facilement ou qui avortent, ce