Diarrhée. — Les veaux sont sujets à une diarrhée particulière qui souvent les fait périr. Les déjections sont plus liquides, infectes, et plus abondantes, l'animal est triste, a le poil rude et hérissé, l'œil terne, la tête basse, il ne peut presque plus manger, la langue devient noirâtre. On met le veau à la diète. S'il tette sa mère, on lui donne une autre nourrice, ou bien on change la nourriture de la sienne. On lui fait prendre des toniques, un demi-verre de vin rouge sucré; 20 grammes de magnésie dans une infusion de camomille ou de menthe poivrée; enfin on lui donne des lavements. On peut aussi lui faire avaler un œuf cru matin et soir.
Si les remèdes que j'ai indiqués ne réussissent pas, il faut ap-
peler un vétérinaire.
Maladies des vaches.
Diarrhée, constipation. — Lorsqu'une vache est atteinte de diarrhée ou de constipation, il faut en chercher la cause, changer ce qu'on croit avoir causé cette indisposition, donner une litière abondante et souvent renouvelée, assainir l'étable, diminuer la quantité et au besoin varier les aliments, et, si le mal persiste, appeler un vétérinaire. On peut, en attendant son arrivée, lui faire donner quelques lavements émollients.
Indigestion. — Les vaches voraces se donnent des indigestions, qui sont dues aussi parfois au mauvais état de leur estomac. L'indigestion se manifeste ordinairement après le repas. Alors la bête bâille, regarde son flanc, refuse tout aliment, se roule, gratte la terre avec son pied; ses yeux sont larmoyants, sa bouche chaude. On peut, dans ce cas, administrer quelques toniques, comme du vin chaud aromatisé avec de la cannelle, du thym ou du girofle, et faire observer une diète absolue. Après ces soins, si l'animal ne revient pas au bout de quelques heures à son état ordinaire, c'est que l'indigestion n'est qu'un symptôme d'un mal plus grave; il faut appeler un vétérinaire.
Coliques. — Les coliques sont en général des symptômes d'un mal plus grave. On peut couvrir la bête avec une couverture de laine, lui frictionner le ventre et les reins avec des briques chau-des, enveloppées dans une grosse toile dont on réunit les quatre coins pour pouvoir la tenir; on peut aussi faire donner des lavements émollients composés d'une décoction de graine de lin ou de guimauve, faire avaler de l'eau chaude légèrement blanchie de farine. Si la colique ne cesse pas, c'est qu'elle est le symptôme d'une maladie inflammatoire; il faut avoir recours au vétérinaire.