tôt que possible. On lui procure ainsi un grand soulagement. Ce
lait ne vaut rien.
Certaines fermières ont l'habitude de donner des rôties au vin aux vaches qui viennent de mettre bas; cette pratique est presque toujours nuisible et dangereuse pour les vaches bien nourriés et en bon état. Cependant les animaux qui sont affaiblis par le jeune prolongé d'un hiver et qui, au printemps, ont quelquefois à peine la force de se relever, ont besoin de toniques et d'excitants; un peu de vin rouge chaud après le part peut leur être salutaire.
Des soins bien entendus et de tous les jours, un bon régime,
une bonne nourriture, voilà tout le secret pour maintenir en santé
les vaches comme tous les autres animaux.
Élevage, nourriture et engraissement des veaux.
Il y a deux manières d'élever un veau : l'allaitement naturel et l'élevage au baquet.
Allaitement naturel. — Lorsque pour élever un veau on veut qu'il tette sa mère, aussitôt qu'il est né on le lui laisse lécher.
Peu de temps après sa naissance, le veau se relève et cherche à teter; on l'aide en lui mettant un trayon dans la bouche, dans laquelle on fait couler un peu de lait; lorsqu'il a teté on doit traire la vache à fond, puis on attache le veau au moyen d'un collier en cuir et d'une longe de corde et assez loin de sa mère pour qu'il ne puisse atteindre sa mamelle, car dès lors ses repas doivent être réguliers; on le fait teter trois fois par jour: le matin, à midi et le soir. Chaque fois que le veau a fini son repas, qu'il renonce, on doit traire la vache à fond s'il a laissé du lait dans le pis. Le lait que donne une vache fraîche vêlée ne vaut rien; ce n'est qu'au bout de quatre à cinq jours qu'il est à bon à manger. Ce premier lait est purgatif et nécessaire au jeune veau. Il arrive assez fréquemment que les vaches très laitières ont tant de lait, quelques jours après le part, que le veau se donne de petites indigestions qui lui causent la diarrhée; il faut alors le mettre un peu à la diète; si le mal persiste, un verre de vin mêlé de moitié eau, que l'on fait avaler froid, le matin avant son repas, fait ordinaire-ment cesser l'indisposition. Un autre remède consiste à faire avaler au veau un œuf et sa coquille avant le repas du matin et du soir: on met l'œuf entier dans sa bouche, on la lui ferme, l'œuf se casse, et le veau avale le tout.