qu'il se renouvelle dans la panse à mesure que la digestion s'opère. Lorsque le dégonflement est complet, on retire le tube et on lave la plaie avec du vin chaud sucré. Cependant, si la météorisation a lieu en été, il est prudent de recouvrir la blessure d'une compresse imbibée de vin, ou de phénol Bobœuf allongé d'eau, ou bien enduite de pommade camphrée. On fixe cette compresse au moyen d'une bande qui entoure l'animal, et on évite ainsi que les mouches viennent déposer des œufs sur la blessure, ce qui arrive inévitablement sans cela et peut déterminer de l'inflammation. Quelques jours suffisent pour cicatriser cette plaie. Si l'animal ne peut conserver ce bandage par suite de l'agitation à laquelle il est en proie, il faut se borner à couvrir la plaie d'une couche assez épaisse de pommade camphrée, ou l'arroser fréquemment de phénol allongé de moitié eau.

Il y a des vaches que certaines dispositions maladives des organes prédisposent à la météorisation périodique : il faut, dans ce cas, avoir recours au vétérinaire, car la ponction ne les guérirait que momentanément. Le mieux est de les vendre; si elles passent dans une ferme où l'on ne cultive ni trèfle ni luzerne, elles seront à l'abri de la météorisation.

Poux. — Il arrive souvent, surtout en hiver, que les vaches, et plutôt les jeunes que les vieilles, sont envahies, même dans les étables bien tenues, par des poux qui les font bien souffrir. J'ai trouvé un moyen simple d'en débarrasser mes génisses. On tond, avec l'instrument qui sert à tondre les moutons ou des ci-seaux, toutes les parties de la peau envahies par les poux; cette opération seule suffit pour détruire une partie de la vermine : on enduit ensuite toutes ces parties avec de l'huile. On voit bientôt les poux tomber morts; mais il reste les lentes, qui éclosent ensuite. On renouvelle les frictions d'huile et on détruit ainsi ces hideux insectes. Il est encore plus simple d'insuffler de la poudre de pyrèthre, dont j'ai déjà parlé plusieurs fois et qu'on trouve aujourd'hui dans toutes les villes.

QUALITÉS LAITIÈRES DE LA VACHE. — DE LA TRAITE.

Il y a des signes auxquels on reconnaît une bonne vache laitière; une ménagère agricole doit les connaître afin de savoir distinguer les bonnes vaches lorsqu'il s'agit d'en acheter, et les génisses qu'il convient d'élever.

On sait qu'à conditions en apparence égales, toutes circons-