renseignements qui peuvent être nécessaire : l'époque de leur vélage, leur âge, l'époque à laquelle elles ont été achetées, la quantité de lait qu'elles donnent, etc.; enfin, on y consigne toutes les observations que l'on a faites sur chaque animal. L'éleveur trouve ainsi dans ce registre toutes les indications relatives à la vacherie et sait à peu près à quelle époque chaque vache doit mettre bas.
Lorsqu'une vache approche du vélage, son pis commence à se gonfler; on s'en aperçoit quelquefois quinze jours à l'avance, quelquefois moins, et, lorsqu'elle est sur le point de vêler, ses trayons sont pleins de lait; il faut alors la surveiller, parce que le terme des vaches n'est point fixe. Le vélage a ordinairement lieu entre neuf et dix mois. Lorsque la vache commence à se tourmenter, regarde ses flancs, gratte la terre avec les pieds, se couche et se relève, en un mot lorsque le vélage est imminent, il faut écarter d'elle ce qui pourrait l'importuner, et lui donner abondance de litière.
Le plus souvent il n'y a qu'à laisser faire la nature; si la vache avait besoin d'être secourue, il faut que ce soit par une personne expérimentée, et encore quelquefois faut-il une science et une adresse qu'on ne trouve guère que dans un vétérinaire. Il faut s'assurer que la vache a rejeté son délivre, et l'enlever de suite pour éviter qu'elle ne le mange.
Soins à donner à la vache après le vélage.
Ces soins consistent à la préserver des refroidissements et surtout des indigestions, cause la plus ordinaire des accidents. On doit, au moins pendant les deux ou trois premiers jours, ne la nourrir que de bon fourrage sec, en petite quantité, et lui donner pour boisson de l'eau tiède, où l'on délaie un peu de faine ou un peu de recoupe, une demi-heure après qu'elle a mis bas, ensuite trois fois par jour, et autant qu'elle en peut boire. On ne doit lui donner à manger que lorsqu'elle a délivré, à moins que la chute du délivre ne se fasse trop attendre.
Quatre jours après le vélage, on peut conduire la vache à l'abreuvoir et aux champs, surtout dans la belle saison. Si le veau ne se relève pas facilement seul pour teter, il faut l'aider, le soutenir et lui mettre le trayon dans la bouche, en faire jaillir le lait, et faire cela avec douceur et patience. La mère le lèche habituellement, mais il faut veiller à ce qu'elle ne le blesse pas.
Après que le veau a teté, on doit traire la vache à fond aussi-