Voici un mode d'arrosage très peu connu et pourtant très an-

cien, car on en trouve la description dans un livre de 1803. Il

consiste à mettre en communication, au moyen d'une mèche hu-

mide, la plante que l'on veut arroser, avec un vase plein d'eau.

Non seulement le siphon-mèche fournit l'eau nécessaire au végétal au fur et à mesure de ses besoins, mais encore il permet

Grav. 7. — Siphon-mèche.

à l'horticulteur d'abandonner la plante à elle-même pendant un

temps assez long sans avoir à se préoccuper de son arrosage; ce

temps dépend en effet de la grandeur du récipient employé. A ce

titre, le siphon-mèche se recommande particulièrement aux ama-

teurs qui n'ont que de courts loisirs à consacrer à leurs jardins.

Labours.—Bèches, houes.

Lorsqu'on n'a pas à sa disposition une grande quantité d'en-grais, on peut y suppléer, jusqu'à un certain point, par la perfection et la fréquence des façons, c'est-à-dire des labours successifs donnés à la terre. Celle de ces façons qui suit l'enlèvement des derniers produits du jardin exige des soins particuliers. Si le sous-sol est sain et exempt d'humidité, on peut labourer à plat, mais profondément et en grosses mottes; s'il retient l'eau et que le sol soit plus ou moins argileux, il faut le façonner en gros billons qui sont toujours préférables aux labourages à plat dans cette saison.