Maladies.

Le porc mal logé, mal nourri, mal soigné, est sujet à une foule de maladies qui ne sévissent jamais dans les porcheries bien administrées.

Angine. — L'angine est une maladie assez commune chez le porc; on la reconnaît au gonflement inflammatoire de l'arrière-palais. L'animal alors respire et avale difficilement; il arrive même qu'il rend ses aliments par le nez; il bave. Il faut, aussi-tôt qu'on s'en aperçoit, le séquestrer rigoureusement et le mettre à la diète blanche, c'est-à-dire se borner à lui donner de l'eau tiède blanchie avec un peu de farine, lui envelopper le cou d'une peau de mouton ou d'agneau, la laine en dedans, et le tenir dans une porcherie chaude garnie d'une abondante litière. On peut frotter la gorge avec de l'onguent populeum. Cet état dure quelquefois huit et même douze jours.

Esquinancie. — Elle est caractérisée par des symptômes à peu près semblables aux symptômes de l'angine; mais presque toujours il se forme à la gorge une tumeur qui se résout par un abcès. Il est indispensable, dans ce cas, d'appeler le vétérinaire.

Gale. — Pour la faire cesser, on retranche aux porcs une partie de leur nourriture, et on ajoute un peu de sel à celle qu'on leur donne; en outre, si le mal est grave, on lave les plaies avec de l'extrait de Saturne. Il est mieux d'appeler un vétérinaire.

Ladrerie. — C'est la maladie des porcs la plus commune; elle est incurable. Les meilleurs préservatifs sont un logement sain et sec, une bonne nourriture, distribuée régulièrement, l'habitude des bains et une grande propreté.

Lorsqu'un porc est ladre, on aperçoit sous sa langue et même dans sa chair, quand il est abattu, de petites vésicules d'autant plus nombreuses que la maladie est plus avancée, et sa chair est blafarde. Il est sage de faire examiner la langue d'un porc avant de le mettre à l'engrais, parce qu'il ne faudrait pas pousser l'engraissement trop loin; pendant ce temps la maladie s'accroîtrait. Lorsqu'elle n'est pas encore très développée, on peut l'abattre, le saler et le manger; mais la viande n'est ni aussi bonne ni aussi saine.

Pourriture des soies.— Le porc qui est atteint de la pourriture des soies perd l'appétit, devient faible, paresseux; ses soies se détachent avec la plus grande facilité. Cette maladie a pour principale cause une habitation malsaine et humide; elle atteint plu-