facilement. Un porc de ces races choisies peut atteindre, à l'âge

de douze mois, le poids de 150 à 160 kilogrammes de viande nette.

Parmi les races anglaises, je puis citer comme des meilleures la

race New-Leicester et la race Middlesex (grav. 115), croisement

fait par M. Pavy de Girardet, avec une race anglaise et une race

française; ces races arrivent au poids de 300 kilogrammes et plus.

Multiplication.-Élevage des porcelets.

Verrat. — Le verrat est le mâle de la truie; on l'utilise jusqu'à l'âge de deux ans ou deux ans et demi, puis on le castre, on l'engraisse et on l'abat. On le remplace par un autre verrat, qui, dès l'âge de dix mois, peut être employé à la reproduction. On doit apporter la plus grande attention à l'opération et aux suites de la castration ; mais la chair du verrat qui n'est pas castré a un goût détestable. On doit apporter aussi beaucoup de soin au choix du verrat, qui transmet à ses petits ses défauts et ses qualités.

Truie. — Lorsqu'on destine une jeune truie à la reproduction, il faut choisir la plus belle de la portée, et la bien nourrir sans l'engraisser. Dès l'âge de dix mois, elle est bonne pour la reproduction. Attendre plus tard, c'est perdre du temps; se trop hâter, c'est s'exposer à arrêter la croissance de la truie et à n'en obtenir que des porcelets chétifs.

La truie porte de cent treize à cent vingt jours.

Part. — Pendant la gestation, les truies engraisent très facile-ment; il faut se défier de cette disposition, parce qu'une truie trop grasse peut avoir un part difficile. Cependant il faut la bien nourrir et lui laisser le plus de liberté possible. Lorsqu'elle est sur le point de mettre bas, ses mamelles se gonflent beaucoup; il est bon de la surveiller, parce qu'il arrive quelquefois qu'elle étouffe ses petits en se couchant dessus et même qu'elle les mange, accident qu'on évite en les mettant, dès qu'ils sont nés, dans un panier garni de paille.

Après un part laborieux, la truie est parfois dans un état de faiblesse extrême; il faut avoir recours au plus tôt à quelques stimulants, sans quoi elle pourrait périr. On répare ses forces en lui faisant avaler, si on le peut, car il est très difficile de faire boire un porc de force, un demi-litre de vin chaud sucré, ou, à défaut de vin chaud, du cidre, de la bière, ou même une petite