chaud et humide; la durée moyenne de cette raideur est de vingt-quatre à trente-six heures; elle est facilement vaincue par un effort et ne reparaît plus, ce qui la distingue de la raideur qui résulte d'un état convulsif. La raideur cadavérique diffère aussi de la raideur produite par le froid; celle-ci est due à de petites congélations qui se forment dans les articulations; on la reconnaît au bruit crépitant qui se produit quand on fléchit un membre.

2º Le second signe est la cessation de la contractilité musculaire. Si, après avoir mis un muscle à nu, à l'aide d'une petite incision pratiquée sur un membre où cette blessure ne puisse avoir aucune suite fâcheuse, on pique ce muscle sans qu'il se contracte, il y a mort à peu près certaine.

3º Le troisième signe, et le seul infaillible, est la putréfaction. On la reconnaît à une coloration verdâtre ou brunâtre qui apparaît d'abord au cou, à la tête ou au ventre, et qui est accompagnée d'une odeur putride particulière.

Tant que l'un de ces trois signes ne s'est pas manifesté, il n'est pas certain que le malade soit mort. Il est donc très important que la mort soit partout constatée par un médecin, comme cela se pratique à Paris et dans les grandes villes.