à la profondeur de 20 à 25 centimètres, la terre d'une plate-

bande, au pied d'un mur à l'exposition du midi, pour la rem-

placer par du fumier frais; c'est ce qu'on nomme costière ou

côtière. On rejette par-dessus le fumier la terre mêlée de ter-

reau, et l'on s'en sert pour les semis hâtifs comme d'une couche

sourde, en employant les cloches ou les verrines.

Cloches et verrines.

Les cloches servent à protéger les végétaux délicats; elles sont de deux espèces : les unes, formées d'un seul morceau de

Grav. 15. — Verrine.

Grav. 16. — Cloche en verre.

verre (grav. 16), sont les plus commodes et les moins dispen-

dieuses, mais elles ont le grave inconvénient de casser facilement

et de devoir être, par conséquent, renouvelées, ce qui finit par

rendre leur emploi assez coûteux, quoiqu'on puisse les acheter

à la verrerie au prix de 90 centimes à 1fr ,50 chacune; les au-

tres cloches (grav. 15) portent le nom de verrines, elles sont for-

mées de petites vitres réunies entre elles par des lames de plomb.

Les verrines coûtent plus cher, mais elles durent plus longtemps

que les cloches de verre et peuvent se réparer; le principal in-

convénient consiste en ce que les lames de plomb qui réunissent

les vitres dérobent une partie de la lumière indispensable aux

plantes qui vivent sous leur abri.

Cloches économiques. — Pour la culture ordinaire des plantes potagères, et même pour celle des melons qui ne sont pas de primeur, on peut employer les cloches économiques en calicot gommé ou en papier huilé. On prépare à cet effet une charpente en osier ou en fil de fer (grav. 17); on prend pour moule, soit un