points avec un morceau de graisse de cochon non salé; si l'on néglige ce soin, pendant assez longtemps, elles donnent un goût désagréable aux mets qu'on y fait cuire.

Casseroles. — Poêles. — Les poêles neuves et les casseroles de fer ont, quand elles sont neuves, les mêmes inconvénients que les marmites; aussi faut-il les chauffer et les frotter avec le même soin que les marmites, pour qu'elles ne donnent pas de mauvais goût aux mets qu'on y fait cuire. On doit avoir des poêles de diverses grandeurs et une ou deux casseroles de fonte.

Vases pour porter aux champs les aliments des ouvriers. — Pendant la moisson, la fenaison et les vendanges, on porte à manger aux ouvriers dans les champs; il est fort incommode de porter plusieurs plats en terre, aussi fragiles que pesants; il vaut mieux avoir deux vases en métal, l'un pour la soupe, l'autre pour le mets qui complète le repas.

Le fer-blanc lorsqu'il est vieux donne quelquefois une mau-

vaise saveur à certains mets : des vases en étain, avec un cou-

vercle fermant exactement et une anse mobile, garnie à son milieu

d'une poignée de bois, sont préférables. Ce moyen de transpor-

ter le dîner des ouvriers au dehors est commode; l'acquisition de

ces deux vases n'est pas d'un prix élevé, et leur durée est fort

longue; l'économie qu'ils procurent rembourse bientôt leur va-

leur. Dans certains pays, ces vases sont en cuivre; mais il peut

en résulter des dangers qu'il faut éviter, car les gens de la campa-

gne sont quelquefois peu soigneux, surtout à l'époque des grands

travaux, et les mets qu'on porte dans les champs refroidissent

souvent avant de pouvoir être mangés.

De petits barils cerclés en fer ou des cruchons en grès, au col desquels on attache une petite corde, que l'on fixe à une poignée de bois formant une anse, sont ce qu'il y a de mieux pour transporter les boissons; on les conserve fraîches dans ces cruchons de terre, d'ailleurs fort solides.

Gobelets. — Il convient aussi de porter aux ouvriers qui travaillent dans les champs quelques gobelets : lorsque les ouvriers boivent à la bouteille, les plus vigoureux abusent de la crainte qu'ils inspirent pour absorber une partie de ce qui devrait appartenir à leurs camarades.

J'ai donné dans le tome Ier une foule de détails relatifs à la cuisine du maître, je n'ai pas dû les répéter en traitant de la cuisine de la ferme. J'engage mes lectrices à les consulter.