MÉDICAMENTS.
par de vives démangeaisons dans l'étendue de la plaie, ce qui est presque insupportable pour les enfants surtout. Il faut, plusieurs fois par jour, et tant que la démangeaison existe, saupoudrer la plaie avec de la poudre d'amidon, de lycopode, de la fécule de pomme de terre; ce petit moyen est ordinairement très efficace.
VÉSICATOIRE PERMANENT. — On appelle ainsi le vésicatoire qui doit suppurer.
Levée. — Le premier jour on enlève l'épiderme, que l'on coupe circulairement avec des ciseaux émoussés, en suivant les bords de l'ampoule.
Pansement. — On fait le premier pansement avec du cérat ou un autre corps gras, comme si le vésicatoire était volant; les jours suivants, on remplace le corps gras par de la pommade ou du papier épispastique, et l'on continue jusqu'à ce que le médecin prescrive la suppression du vésicatoire.
ABSORPTION DE LA MORPHINE AU MOYEN D'UN VÉSICATOIRE.—Si le médecin prescrit d'appliquer sur le vésicatoire le chlorhydrate de morphine ou une autre substance médicamenteuse, on relève une portion de l'épiderme, et on applique sur la peau ainsi dé-nudée la substance qui a été prescrite. On panse ensuite.
Sangsues.
Choix. — On choisit des sangsues d'une taille moyenne, c'est-à-dire d'environ 0m,05 de longueur; les meilleures sont celles qui sont vives et s'attachent facilement à la main qui les saisit.
Conservation. — Pour les conserver, on scie une barrique en deux parties; on nettoie celles-ci avec le plus grand soin; on les imbibe en y mettant de l'eau, qu'on y laisse au moins pendant un mois, pour enlever toute odeur de vin; il convient même de les laver avec de l'eau chaude dans laquelle on a fait dissoudre des cristaux de soude dans la proportion de 500 gr. pour 10 litres d'eau (une barrique neuve convient parfaitement). On place ces demi-barriques dans une cave saine et un peu aérée, mais dans laquelle cependant il ne gèle pas; on remplit chaque demi-barrique jusqu'aux trois quarts de sa capacité avec de grosses boules de terre glaise humide, sur lesquelles on verse de l'eau jusqu'à ce que cette eau dépasse la moitié de la hauteur de ces boules. Les sangsues qu'on dépose dans la barrique se cachent dans la terre glaise, s'y enfoncent, y grossissent, et même y multiplient quelquefois. Lorsqu'on veut les prendre, on remplit le tonneau