temps la tête hors de l'eau pour reprendre haleine. Le courant vous mène peu à peu et finit par vous délivrer, surtout si, par quelques mouvements imperceptibles, vous vous faites emporter vers le courant de la rivière. Dans toutes ces circonstances, l'essentiel est de conserver le sang-froid.
Dentition des enfants.
La dentition des enfants nécessite une surveillance active : il s'agit de leur faire un beau présent, de bonnes et belles dents.
La première dentition est toujours, pour la santé des enfants,
une véritable crise ; elle commence vers le sixième mois après la
naissance et elle est terminée vers l'âge de vingt-six à vingt-
huit mois. Chaque mâchoire est alors garmie de dix dents, sa-
voir : quatre incisives, deux canines et quatre molaires.
Lorsqu'un enfant a des dents gâtées, elles le font souffrir, et, ce qu'il y a de pis, c'est qu'il est fâcheux pour l'avenir de les faire extirper. Il faut donc employer des moyens palliatifs, comme des bains de pieds, l'application sur la joue malade de cataplasmes faits avec une décoction de têtes de pavot et de la mie de pain ou de la fécule, ou bien un petit morceau de coton imbibé d'un peu de laudanum, de chloroforme ou d'alcool camphré.
Il en est tout autrement lorsque les dents commencent à s'ébranler, c'est-à-dire vers l'âge de sept ans; il faut alors faire visiter la bouche de l'enfant par un bon dentiste, pour s'assurer que le travail de la seconde dentition se prépare bien. On ne doit cependant pas arracher une dent aussitôt qu'elle remue, mais seulement lorsqu'elle n'est plus contenue que par les gencives, auxquelles elle reste adhérente, ou lorsqu'elle est serrée par d'autres dents, et qu'on peut craindre de voir celle qui pousse dessous dévier de sa position naturelle; il faut, sans hésitation, arracher la dent qui remue. Un enfant docile se résigne facilement à cette petite opération, que ses parents peuvent sans inconvénient faire eux-mêmes. Si l'on a négligé ce soin et qu'une dent se développe en déviant, il faut avoir recours à un bon dentiste pour qu'il applique un appareil. On est parvenu aujourd'hui à combiner ces appareils d'une manière si ingénieuse, qu'il n'est aucune mauvaise position de dent qu'on ne puisse rectifier; d'ailleurs leur pose ne cause pas une vive douleur; un peu de déchi-rement, bientôt cicatrisé, dans quelques parties des gencives, est le seul mal à redouter.