laisse fermée, par le beau temps, la portion du bas, ce qui empêche les chiens ou volailles d'entrer, pendant que celle du haut reste ouverte.

On balaye chaque jour toute la maison avec grand soin. Les balayures ne doivent pas être amoncelées à l'entrée, près de la porte; on les dépose sur le tas de fumier, dont, à la longue, elles augmentent la masse utile.

Distribution de la ferme. — Infirmerie.

L'habitation sera distribuée en plusieurs pièces : l'une des plus importantes sera la cuisine, surtout si elle doit servir de réfectoire; à côté doit se trouver un cabinet servant de chambre de débarras pour y déposer les marmites, chaudières, linge sale, etc. Derrière ces deux pièces, ou sur le côté, mais sans qu'elles commandent la première, on réservera deux pièces, l'une servant de chambre à coucher pour les femmes; l'autre sera destinée aux hommes, qui y déposeront leurs armoires ou coffres, et où ils pourront faire leur toilette et y venir pour leur utilité, mais sans passer par la chambre à coucher des femmes. Toutes ces pièces auront de larges fenêtres munies de volets; elles seront carrelées pour pouvoir être lavées fréquemment.

Les valets couchent ordinairement dans les étables, où leur présence est presque toujours nécessaire.

Il me paraît indispensable d'avoir une petite chambre qui puisse servir d'infirmerie, car il est presque impossible de laisser un domestique malade dans une écurie ou dans une chambre commune. Cette chambre doit être saine, bien close, munie d'une fenêtre et d'une cheminée, meublée d'un bon lit et d'un fauteuil. Les gens de la campagne ont en général, pour soigner les malades, des idées si contraires au bon sens, ils sont imbus de tant de préjugés à cet égard, que le seul moyen de s'en affranchir est d'isoler le malade; quand on ne lui procurerait que l'avantage du repos, cela suffirait pour justifier la nécessité d'une petite infirmerie. Lorsqu'un paysan est malade, tous ses parents et amis viennent le voir, les uns par affection, les autres par curiosité; ils le fatiguent de questions et de conseils, et aggravent ainsi son état. Puis, si la maladie est sérieuse, en plaçant le malade dans une chambre isolée, on peut du moins réellement s'assurer qu'il ne recevra que les aliments prescrits, et que les médicaments ordonnés lui seront administrés. C'est aussi le moyen d'éviter la contagion, si elle est à craindre, et le désordre que la présence