La multiplication par marcottage s'applique, dans la grande culture, aux variétés de rosiers qui reprennent difficilement de bouture et qui, en général, fournissent les sujets pour greffer les variétés délicates ou rares. Tels sont les rosiers bifères ou des Quatre-Saisons, Royal, Manetti, Cent-feuilles, Pompon de Bourgogne et quelques Damas.

Le mode de multiplication le plus employé est la greffe sur églantiers : on pratique la greffe en fente, et la greffe en écusson, à œil poussant ou à œil dormant.

La taille, dit M. Lachaume, a pour but de donner à la tête du rosier la forme la plus convenable à sa nature, et aussi de rajeunir les branches pour obtenir une floraison abondante.

La manière de tailler dépend du mode de végétation du rosier. Une taille courte appliquée à une variété très vigoureuse donne lieu à un développement exagéré de drageons sur les racines et de gourmands sur les branches, productions qui épuisent le sujet sans donner de fleurs. Une taille longue appliquée à une variété faible fait produire plus de roses que la sève n'en peut nourrir, et ces fleurs sont petites et mal conformées.

Si on pouvait répartir les rosiers en catégories bien distinctes, quant au mode de végétation, il deviendrait facile de préciser le genre de taille qui convient à chaque catégorie; mais cette répartition est très difficile à faire d'une manière absolue, et en outre la végétation d'une variété pouvant varier du plus fort au plus faible, selon la fertilité du sol et selon le mode de culture, il s'ensuit que, dans la pratique, des règles trop absolues deviendraient embarrassantes, puisque le praticien doit tenir compte non seulement de la vigueur de la variété, mais encore de la vigueur du sujet. Nous croyons donc devoir nous borner à quelques principes généraux appliqués à des divisions naturelles sans spécification de variétés.

Nous dirons donc : Taillez

Les rosiers à végétation faible et très florifères, à deux ou trois yeux, soit 3 ou 4 centimètres;

Les rosiers à végétation mixte, à quatre ou cinq yeux, soit à 8 ou 10 centimètres;

Les rosiers vigoureux, à six ou sept yeux, soit à 15 ou 16 centi-mètres;

Les rosiers sarmenteux peu florifères, à 20 ou 30 centimètres.

Les opérations de la multiplication et de la taille demanderaient pour être bien expliquées et bien comprises, des développements