plus étendus que nous ne pouvons les donner dans cet ouvrage :

nous renvoyons pour ces détails au livre de M. Lachaume.

Il arrive quelquefois que, sans cause connue, des rosiers gref-

fés, d'ailleurs très bien portants, ne fleurissent pas. Il faut dans

ce cas les transplanter. Ce déplacement, opéré aussitôt après la

chute des feuilles, et suivi de la taille ordinaire au printemps,

force les rosiers greffés à fleurir avec abondance.

Lorsque les rosiers sont languissants, on peut les ranimer en enfouissant à leur pied quelques décombres, ou, à défaut de cet amendement, un peu de bon terreau qui ne soit pas trop passé. Lorsqu'on néglige de les tailler, les tiges deviennent grêles et les fleurs sont moins belles. On taille les rosiers dans les premiers jours de mars. On commence par retrancher toutes les branches mortes ou malades, ainsi que celles qui feraient confusion; on raccourcit-les pousses de l'année sur un ou deux yeux. Les rosiers des quatre-saisons peuvent être taillés après la première fleur; cette taille les force à donner une floraison d'automne plus belle et plus abondante. Il en est de même des bengales.

VARIÉTÉS : Rosier du Bengale. — On ne peut trop multiplier ce rosier aux alentours de la maison : peu d'arbustes d'ornement sont plus agréables par la nature essentiellement remontante de leur végétation. Mis en pots, le rosier du Bengale change pour ainsi dire de nature; sa tige diminue de grosseur et il perd la rusticité qui le distingue lorsqu'on le cultive en pleine terre; conservés pendant l'hiver dans un appartement où l'on ne fait pas trop grand feu, les rosiers du Bengale y fleurissent sans interruption.

Le bengale est devenu si commun, si rustique et si facile à reproduire, qu'on peut en planter en haie. Aucun autre genre de clôture ne convient mieux que le rosier du Bengale dans le voisinage d'une habitation ; les haies formées de ces rosiers sont très vivaces dans les régions méridionales, on peut les tondre comme les haies d'aubépine.

Rosier des quatre-saisons. — La plus belle de toutes les roses est toujours la rose des peintres; mais elle ne doit pas faire négliger la culture du rosier des quatre-saisons, ou de tous les mois, qu'on multiplie par éclats ou de drageons. Sa culture n'offre aucune difficulté. Sa fleur, sans être aussi belle que la rose des peintres, est très odorante.

Rosiers hybrides remontants. — Les rosiers remontants ou qui fleurissent une seconde fois, appartiennent au rosier bengale, au rosier de Portland, au rosier d'Ile Bourbon. Les variétés con-