quatre; car, si le fruit sert d'ornement, l'oranger est principalement cultivé pour sa fleur.

Les oranges venues en serre ne sont jamais bonnes à manger;

leur fruit est aigre et amer.

Changement de caisse. — On doit rencaisser l'oranger dans une caisse un peu plus grande tous les deux ou trois ans lorsqu'il est jeune, et tous les cinq ou six ans lorsqu'il a passé sa dixième année. Cependant, si l'arbre paraît souffrir, il faut le rencaisser plus tôt.

On l'enlève en motte, en le prenant par la tige avec précaution; puis, à l'aide d'une serpette ou d'un couteau, si l'arbre n'est pas de grande dimension, où avec une serpe, s'il est grand, on re-tranche 3 à 5 centimètres de terre sur les côtés de la motte; les racines sont ainsi coupées nettement; on retranche toutes celles sur lesquelles on remarque quelques traces de maladie. Ensuite on gratte légèrement la terre entre les racines, afin de les mettre à nu sur une profondeur de quelques centimètres. Si la motte est très sèche, on la laisse tremper pendant quelques minutes dans de l'eau. On met au fond de la caisse un lit d'écailles d'huîtres ou de plâtras d'une épaisseur proportionnée à sa profondeur, on recouvre ce lit de terre, préparée comme je l'ai indiqué, jusqu'à la hauteur convenable, pour que l'oranger ne soit pas plus enfoncé en terre qu'il ne l'était précédemment; on foule la terre; on pose la motte de façon à conserver à la tige sa position verticale; puis on remplit la caisse de terre qu'on introduit autour des racines en la comprimant avec des bâtons aplatis, jusqu'à ce qu'elle dépasse les bords. On forme autour du pied de l'arbre un petit bassin pour faciliter les arrosages, puis on donne une bonne mouillure. On fait cette opération à la fin de l'hiver.

Maladies. — Lorsqu'un oranger paraît très souffrant et qu'il a perdu une partie de ses feuilles, il faut le tirer de sa caisse, le débarrasser de la plus grande partie de l'ancienne terre qui l'entourait et le mettre en pleine terre, dans une couche qui a perdu sa chaleur; il guérit infailliblement. Au commencement d'octobre, on le dégarnit tout autour de manière à lui laisser seulement une motte, et on le remet dans une caisse préparée comme je l'ai dit précédemment.

CITRONNIER. — Le citronnier, qui a beaucoup de rapport avec l'oranger, peut être multiplié plus facilement et plus vite par les semis de ses pépins : on peut se donner le plaisir de cette petite culture, qui offre beaucoup d'intérêt. Cet arbre est plus délicat que l'oranger.