Après deux heures de repos, y compris le temps employé au repas,"on peut remettre le cheval en route, à moins qu'il n'ait parcouru une très grande distance, comme 40 kilomètres; alors il faut un repos de 4 à 5 heures. Le soir, on le soigne comme au repas du jour.

Si la course n'était en tout que de 30 à 32 kilomètres, il serait préférable de la faire d'un seul trait, à moins que le cheval ne fût pas bon.

Lorsqu'il fait très chaud, si l'on pense que le cheval souffre de la soif, parce qu'il transpire beaucoup, il faut s'arrêter, descendre de voiture, lui faire boire modérément de l'eau la moins froide possible, et le remettre en route de suite pour ne pas interrompre la transpiration. Le cheval, dans ce cas, doit boire avec sa bride; la lui ôter pourrait avoir de graves inconvénients; il suffit de lui lâcher les fausses rênes.

Lorsqu'un cheval parcourt une route chargée de poussière, on

doit, en arrivant, lui laver les yeux, les naseaux et les parties

naturelles avec de l'eau fraîche, même acidulée avec un peu de

vinaigre, si la poussière était extrême. Quand il fait beaucoup de

boue, il faut lui laver les jambes et le ventre avec une éponge et

à grande eau, pour que la boue n'y reste pas attachée en séchant.

On ne doit jamais faire manger l'avoine en route à un cheval sans le dételer, bien qu'il ne soit pas nécessaire de le désharna-cher. Lorsqu'un cheval mange l'avoine, il est très disposé à s'affranchir de l'autorité de son maître, et quelquefois les plus doux deviennent rétifs et même méchants à ce moment. Étant débridé, il pourrait s'échapper, entraîner la voiture et causer de grands accidents. De même il ne faut point, sans nécessité, s'approcher des chevaux à l'écurie lorsqu'ils mangent l'avoine, à moins qu'ils n'aient une grande habitude de vous voir, et encore ne doit-on pas le faire sans leur parler à l'avance.

En général, il est prudent de ne jamais s'approcher d'un che-

val sans lui parler, surtout quand il est à l'écurie, à bien plus

forte raison quand il mange.

Si l'on avait une très longue course à faire, un petit voyage, il faudrait à l'avance augmenter un peu la ration d'avoine qu'on donne au cheval et, pendant la route, lui donner moins de foin et plus d'avoine. Cependant il ne faut pas tomber dans l'excès, parce qu'on risquerait de rendre le cheval fourbu.

Lorsque cet accident arrive, ce que l'on voit à la roideur des mouvements de l'animal, qui alors sont comme saccadés, tandis