CONCLUSION.
Une bonne ménagère, outre les soins et la surveillance de tout ce qui se rattache au ménage, à la basse-cour, et au jardin, qui sont sous sa direction immédiate, doit pouvoir seconder et même remplacer son mari, dans certaines circonstances, dans la direction de l'exploitation. Elle devra connaître l'assolement suivi dans la ferme et être en état de juger si tel ou tel travail se fait convenablement. Il faut qu'elle apprenne, de son mari, quelles sont les conditions d'un bon labour, d'un bon hersage, binage, etc.; qu'elle sache juger de l'opportunité du moment où il faut faucher les fourrages et les céréales, et de celui convenable à leur rentrée. Elle ne doit pas plus ignorer les soins que réclament les autres récoltes; enfin, il faut qu'elle puisse prendre un parti dans un moment difficile, qui pourrait entraîner la perte ou l'avarie d'une récolte, faute d'une prompte détermination.
Outre l'instruction théorique qu'elle peut acquérir en prenant part aux lectures de son mari, elle acquerra facilement, en le suivant dans ses travaux, une expérience pratique de la plus grande utilité; et qui sait? elle pourrait parfois avoir quelques bonnes idées dues à ses observations et à son savoir, qui contribueraient à la prospérité de l'exploitation. Je dirai même, en passant, que les femmes possèdent un esprit de détail et d'organisation qui peut être très utile à l'occasion.
La ménagère aura à s'occuper à l'avance du nettoyage des fenils, à s'assurer que tous les petits ustensiles nécessaires à la fauchaison et à la fenaison des fourrages sont en quantité suffi-sante et en bon état; et, lors de ces grands travaux, elle devra par sa présence encourager et soutenir l'ardeur des travailleurs. Une bonne parole dite à l'occasion, un verre de vin distribué à