veut fouetter, il faut bien se garder de lâcher la guide, ou de

fouetter en la tenant, ce qui la détend, il peut arriver de graves

accidents, mais mettre la guide avec celle tenue dans la main

gauche, et, après avoir fouetté, la reprendre. Une bien mauvaise

habitude qu'ont certaines personnes en conduisant, c'est de se-

couer presque continuellement les guides par petites saccades,

pour exciter le cheval à marcher; ces secousses lui échauffent la

bouche, le fatiguent et ne servent à rien; il en prend l'habitude

et n'y fait plus attention ou s'en irrite s'il n'y est pas habitué, ce

qui peut l'engager à s'emporter.

On ne doit jamais se mettre en route sans un fouet; d'abord le cheval, qui sait bientôt qu'on ne peut pas le fouetter, ralentit sa marche; et lors même qu'il n'aurait pas besoin d'être fouetté, il doit savoir qu'on peut le faire; et d'ailleurs un coup de fouet peut être utile dans un embarras ou lorsqu'un autre cheval mal conduit s'approche trop de vous et peut vous accrocher.

Il ne faut pas fouettailler inutilement un cheval; ou cela l'im-patiente ou il n'y fait pas attention, et il ne faut le fouetter que lorsqu'il mérite réellement cette punition, mais alors, sans le faire brutalement; il doit sentir vivement le fouet.

Lorsqu'en route on veut dépasser un autre attelage, on doit passer à gauche; mais quand, au contraire, l'attelage vient vers vous, il faut passer à droite. Chacun doit céder la moitié de la route. Les gros rouliers, les grosses diligences ne sont pas tenus de se déranger.

On doit crier gare quand un piéton ou une voiture ne se dé-

range pas en temps utile; il vaut mieux le faire plus tôt que plus

tard; et si, par votre maladresse ou une autre cause, il vous ar-

rive un accident, il faut s'arrêter et s'assurer de ce qui est arrivé.

Mais pendant le tapage que cause un accident, pour peu que

quelques personnes soient présentes, il ne faut pas abandonner

son cheval à lui-même; il pourrait avoir peur et s'emporter. On

fait une déclaration franche à la police de la cause et de la nature

de l'accident. C'est à elle de juger si elle doit poursuivre ou non.

La fuite est toujours un mauvais moyen de se disculper.

On doit allumer une lanterne à sa voiture quelques instants après le coucher du soleil, faute de quoi, si on est rencontré par un garde champêtre, un gendarme, un maire, etc., on est pas- sible d'une amende de 15 francs.