feu, et dont on dirige la fumée de manière à asphyxier ou à ré-
duire à la docilité les abeilles furieuses;
Le râteau, espèce de râclette qui sert à nettoyer le tablier de la ruche;
Les crochets ou la pince à rayon qui, l'un et l'autre, servent à saisir les supports lorsqu'on retire les rayons de la ruche ou du magasin à miel;
La cage à reine, espèce de petite cage en fil de fer, dont le fond est en bois, et qui est munie d'une porte à coulisse par la- quelle on introduit la reine que l'on veut transporter ou isoler.
Il est indispensable d'avoir un costume qui préserve des pi-
quères. Il se compose : d'un masque d'apiculteur, en fil de fer,
autour duquel on coud une toile qui passe par-dessus la tête et
vient entrer dans le collet d'une blouse que l'on serre autour du
cou. Les mains peuvent être préservées par des gants, mais il
est préférable de ne pas les mettre, à moins qu'on ne craigne
beaucoup les piquères; on travaille plus à l'aise sans gants. Le bas
du pantalon entrera dans des bottes ou des brodequins serrant
bien la jambe.
La pelle à essaim a la forme d'une de ces petites pelles creuses dont se servent les épiciers ou les marchands de graines; elle peut être en bois ou en carton fort, et doit avoir 40 centimètres de longueur sur 25 à 26 centimètres de largeur.
Il faut encore un certain nombre de bonnes plumes d'oie pour balayer les abeilles éparses lorsqu'on fait quelques opérations à la ruche, et un pot dans lequel on fait chauffer un peu de colle pour coller les rayons indicateurs aux cadres ou aux supports.
On peut encore avoir une caisse de transport en bois très léger et munie de deux ouvertures grillées en toile métallique; cette caisse sert à transporter les abeilles ou les essaims que l'on veut déplacer.
Maladies et ennemis des abeilles.
Les abeilles sont peu sujettes aux maladies; cependant il y en a quelques-unes dont elles sont atteintes.
La perte de la reine, qui fait périr beaucoup d'essaims, sans que leur propriétaire se rende compte de ce qui cause la mort de ces intéressants insectes, n'est pas une maladie, mais un accident auquel tout apiculteur qui sait quelque peu son métier remédiera toujours facilement, soit en donnant une autre reine,