de la vapeur venant d'un générateur général, et la tourneuse est remplacée par une tourneuse à vapeur.

Maladies des vers à soie.

Les vers à soie sont sujets à plusieurs maladies, mais deux seulement sont graves, ce sont la muscardine et la pébrine.

La première a été combattue avec succès par de bons soins, un choix de graine bien fait, de la propreté, une aération suffi-

sante de l'atelier et une alimentation bien comprise.

La seconde, la pébrine, encore plus terrible que la muscardine, a résisté jusqu'à présent à tous les moyens qu'on a employés pour la combattre. Les vers à soie en ont été attaqués dans presque toutes les parties du monde où on les cultive. Elle se manifeste, extérieurement, par de petites taches brunes, apparentes à l'œil nu sur la peau du ver, et qui ressemblent à des grains de poivre, d'où son nom de pébrine.

Les grands établissements en sont plus attaqués que les petites magnaneries; et, depuis son apparition, elle a fait un tort si considérable à l'élevage du ver à soie que la soie a plus que doublé de valeur; mais tôt ou tard on trouvera le moyen de triompher de cette affreuse maladie; aussi, chères lectrices, que ce nouveau fléau ne vous arrête pas; plantez des mûriers, élevez des vers, procurez-vous de bonne graine, on en trouve encore en France, et celle qui vient du Japon paraît être une des meilleures. L'éducation du ver à soie est une occupation qui convient à la femme, et si elle demande, à un moment donné, un travail considérable, dans les deux tiers de son existence le ver ne réclame que des soins peu coûteux. A l'époque de la grande frèze, tout le monde s'intéresse à l'admirable insecte, et chacun s'empresse de lui procurer, par un travail supplémentaire, les soins qu'il exige. Si dans les grands établissements il faut des ouvriers spéciaux, dans la ferme, la magnanerie apportera, presque sans frais, un revenu assez considérable.