peau, si les circonstances locales s'y opposent, elle pourra doubler ou tripler le revenu, et éviter ces fléaux destructeurs qui anéantis- sent souvent en une seule saison les résultats de plusieurs années d'efforts.
BERGERIE.
Distribution de la bergerie.
Conditions générales d'une bonne bergerie. — La première condition à remplir pour améliorer un troupeau, c'est de le bien loger. Dans les fermes où les troupeaux ne forment pas un des principaux revenus de l'exploitation, on entasse les moutons dans des étables obscures, privées d'air, humides, sur des litières en fermentation et rarement renouvelées. Ces animaux que la nature a pourvus d'une toison qui leur permet de supporter le froid sans inconvénient, souffrent considérablement de la chaleur et de l'infection de leur habitation; il s'établit entre eux une espèce de fermentation qui leur cause de graves maladies. La pourriture (cachexie aqueuse) est la plus commune de ces maladies, et ce fléau, surtout dans les années humides, enlève ordinairement une grande partie des troupeaux. L'art vétérinaire même ne peut soustraire à la mort que les moutons qu'on peut traiter énergiquement dès que la maladie les envahit. Il faut donc employer tous les moyens possibles pour prévenir le mal, sauf à ne rien négliger pour obtenir la guérison si la maladie fait invasion dans le troupeau.
Il faut qu'une bergerie soit bien aérée et bien éclairée; il est donc convenable de pratiquer, à une certaine hauteur, des ouvertures qu'on puisse laisser ouvertes quand la température n'est pas très froide. Ces ouvertures doivent avoir des volets, ou mieux encore être garnies de châssis vitrés; il peut en outre y avoir quelques ouvertures fort étroites à l'extérieur et s'élargissant au dedans, et, si la bergerie est plafonnée, le plafond sera à 3 mètres du sol; mais on peut très bien se dispenser de la plafonner. Le sol intérieur doit être plus élevé que le sol extérieur, et toujours garni d'une abondante litière.
Si la bergerie ne réunit pas à peu près les conditions que je viens d'indiquer, il est difficile de conserver un troupeau en bon état.
En Angleterre, les bergeries sont beaucoup plus aérées qu'en