ils seront plus légers et, par conséquent, plus maniables; leur durée est suffisante et ils sont bon marché; leur longueur ne devra guère excéder 4 à 5 mètres; plus longs, ils seraient trop lourds et difficiles à enlever et à replacer.

On fait aussi des râteliers mobiles suspendus par des cordes ou des chaînes de fer qui passent dans des poulies fixées au pla-fond, mais ils ont le grave inconvénient de n'avoir pas assez de fixité et sont bousculés par les moutons lorsqu'ils mangent ou qu'ils rentrent à la bergerie.

Les râteliers doivent être assez nombreux pour que toutes les bêtes puissent y prendre ensemble leur repas; il faut que chaque bête ait devant le râtelier un espace de 30 à 40 centimètres.

Auges et baquets. — On place au milieu de la bergerie des auges solides dans lesquelles il doit y avoir constamment de l'eau propre; on les remplace, au besoin, par des baquets plats. C'est encore une erreur fort commune et très préjudiciable aux moutons de croire qu'ils n'ont pas besoin de boire. Comme à tous les animaux, la privation d'eau leur est aussi pénible que nuisible.

Blanchiment et nettoyage.

Il faut faire blanchir tous les deux ou trois ans les murs de la bergerie au lait de chaux, et faire laver tous les ans avec de l'eau de lessive ou de cristaux de soude les crèches et les râteliers, laver les baquets très fréquemment et avoir le soin d'enlever les toiles d'araignées toutes les fois qu'il s'en forme.

Fumier et litière.

Fumier. — Le fumier doit être enlevé une fois tous les deux mois environ, et la litière rafraîchie chaque fois qu'elle n'est plus propre. Je recommande ce soin, car l'usage est, dans beaucoup de pays, de n'enlever le fumier des bergeries que tous les six mois ou tous les ans. Cette méthode est pernicieuse : la fermentation dégage des émanations ammoniacales très nuisibles aux moutons; cette couche épaisse devient humide et leur cause de graves maladies du pied. L'excessive chaleur qui résulte de cette accumulation de fumier en fermentation peut aussi occasionner des maladies, surtout par suite du passage subit d'une température élevée à une température froide, lorsqu'on les fait sortir de la bergerie. Le fumier ainsi accumulé, loin d'acquérir de la qua-