dans le tournis, mais jamais autant. On peut parvenir à extraire la larve lorsqu'elle n'est pas encore montée trop haut dans les fosses nasales; parfois même l'animal la rejette en éternuant; mais, si elle gagne la partie supérieure des fosses nasales, il est nécessaire d'avoir recours au vétérinaire, qui ne parvient à la retirer que par une opération assez difficile.

Météorisation. — La météorisation est le résultat de l'absorption de certains'aliments. Les prairies artificielles peuvent la causer, mais beaucoup de plantes sauvages la déterminent également. Il ne faut pas faire pâturer longtemps les bêtes à laine dans les luzernes ou les trèfles, surtout lorsqu'ils sont abondants; il y a peu d'inconvénient lorsque le troupeau ne fait que traverser ces cultures pour aller achever son repas dans un pâturage d'une autre espèce.

Aussitôt qu'une bergère aperçoit le plus petit gonflement sur un ou plusieurs de ses moutons, elle doit leur faire quitter à l'instant le champ où ils paissent et les ramener à la ferme. Quelquefois la course pour revenir au logis et la cessation du repas suffisent pour dissiper ce commencement de météorisation; mais, lorsque le mal empire, il est inutile de faire courir le troupeau, dans l'espérance de soulager les bêtes atteintes.

Si la bête peut encore avaler, on lui donne une ou deux cuillerées d'eau à laquelle on ajoute dix à douze gouttes d'alcali volatil, ou la même quantité d'éther sulfurique, ou bien quelques gouttes d'eau de Javelle dans un demi-verre d'huile; l'eau de savon suffit quelquefois; un moyen souvent efficace est de plonger à plusieurs reprises le mouton dans l'eau; mais, si l'animal ne peut plus avaler, il faut, sans hésiter, opérer la ponction, ainsi que je l'ai indiqué pour les vaches.

Garde du troupeau.

Berger et bergère. — Un berger instruit et expérimenté est in-

dispensable pour un troupeau d'une certaine importance; on doit

donc le choisir avec ces qualités, aussi je n'en parlerai pas; mais

je vais donner quelques conseils sur le choix d'une bergère,

lorsque c'est une femme que l'on charge de la conduite d'un

troupeau : la prospérité ou le dépérissement du troupeau en dé-

pendent en partie. Il est assez difficile de la surveiller constam-

ment, il faut donc s'en rapporter un peu à sa vigilance, sans pour

cela cesser d'avoir les yeux ouverts sur la manière dont elle soi-